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Tome second.
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REVUE DE I.A PRESSE.

(Mai 1796.)

vols, les assassinats, les brigandages qui sc renouvellent chaque jour; l'ar-gent est le nerf des conjurations.... » (a).

D’autres assurent que « ce sont les forcenés royalistes ; c’est le prêtre dé-sespéré, furieux, l’œil étincelant de vengeance... C’est le noble ou l’émigrérentré.... C’est le faux patriote, pétri d’orgueil, farouche par ambition, fé-roce par calcul, destructeur par principes, etc.... qui ont conspiré, et quiconspireront toujours (b). »

Selon quelques-uns, « ce sont des factieux royalistes, qui sous le voile dela démagogie, veulent ramener à la monarchie par l’anarchie (c). »

Selon quelques autres, « l’intrigue et l’or de l’étranger, ont contribué àcet orage (d). »

Selon d’autres, « les conspirateurs sont des brigands rassemblés dansParis , réunis aux royalistes et aux'anarchistes (e). »

Il en est qui font des conjectures plus spéciales ; ils disent ; « C’est la fac-tion impie et scélérate de d’Orléans qui, de nouveau réunie aux Jacobinspour et par le crime, s’apprêtait à relever le trône sur les ruines sanglantesde la république [[}. »

Le Journal des hommes libres s’écrie : « Vous parlez de conspiration!...mais... Paris est très-calme; il ne paraît pas que les alarmes soient propor-tionnées à la grandeur des dangers qu’a annoncés le directoire dans sa pro-clamation... »

Un journal annonce « que Babeuf a avoué, avec audace, les principes con-signés dans ses journaux, qu’il a déclaré qu’il voulait extirper toutes les ty-rannies qui pesaient sur la France et rétablir la constitution de 93, la seulequi fût démocratique, et convint à un peuple libre (g). »

Enfin, on remarque ces paroles d’un journaliste : « On ne m’ôtera pas dela tête que ce Babeuf est un royaliste (/»). »

Ainsi, partout l’entreprise était condamnée, comme terroriste par les amisdu gouvernement, comme royaliste par les républicains, et, par certainesgens, comme tentée à l’instigation des puissances étrangères.

Partout, d’ailleurs, on s’occupait de fêtes et de guerres. On avait célébré,le29avril, la fêle des époux;e t puis, le Vendéen Charrette, exécuté à Nantes (t),avait, en mourant, laissé l’armée royale dans un état presque désespéré. Une

a) Is Cous-rier universel du *3 flore,il.(4) Le Bonhomme Richard.

'c) Z/ Rédacteur.

’d} L'Ami des lois.

e) Journal des défenseurs de la patrie,

f) IjC Gardien de la constitution.

;ÿ) Nouvelles politiques.

(K) La Sentinelle.

*i) 29 ni art.