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( 1798 .) i xi'KiimoN d’kc.yi'ti:.
Soûl..‘lions ).i noblesse antique,
# Détruisons cette république...
Mais ils ont pour «tu In raison, *Et, pour l'appuyer, du c anon.
(Jue deviendront tous nos projets?Nous n’obtenons aucun succès :
Ali ! quand un peuple s'émancipe ,Tous les rois y cassent leur pipe ;Hélas! nous sommes sans pouvoir !A quoi sert notre désespoir? (a)
l)’un autre côté, Louis XVIII veut organiser une coalition plus redoutableque les précédentes; il quitte le duché de Brunswich , et se rend en Russie ,auprès de l’empereur Paul 1 er , qui le reçoit à bras ouverts, La république ro-maine s’est constituée sous les auspices de Berthier. Le pape Pie VI a été dé-possédé par le directoire. La république helvétique a été constituée forcémentpar le général Brune. Le congrès de Rastadt s’est réuni et a reconnu la rivegauche du Rhin pour limite de la république française. Toutes ces choses sesont opérées en moins des trois premiers mois de l’année 1798.
Au milieu de ces préparatifs, et même de ces actes de guerre, le directoiredevenait de plus en plus jaloux de son autorité. Il avait été aidé par Bonaparte et les soldats en général; mais bientôt ses amis lui firent peur. Bernadotte fut envoyé comme ambassadeur à Vienne, et Bonaparte , chargé d’ordres se-crets , se rendit à Toulon , où une flotte considérable se composait. On en-voyait ce dernier en Égypte , espérant que l’Égvpte l’ensevelirait dans sessables. La (lotte comptait trente-et-une voiles de guerre, cent quarante bâ-timents de transport, et dix-neuf mille hommes de troupes, — ayant pourgénéraux l’élite des armées, Bonaparte , chef de l’expédition, Kléber, Berthier,Desaix, Davoust, Caffarelli, Lannes, Murat, Junot, Leclerc, Rampon. etc.Une compagnie de savants suivait l’armée, et se composait, entre autres, deBerthollet, Desgenettes, Larrey, Thouin, Geoffroy, Delille, Champy, Conté.Fourrier, Monge, Girard, Costaz, Redouté , Lapeyre et Denon. L’amiralBrueys commandait la flotte, et était escorté des contre-amiraux VilleneuveDuchayla, Decrès et Gantheaume. En s’embarquant à Toulon (b). Bonaparte a Tait à ses soldats la proclamation suivante : « Soldats ! vous êtes une desailes de l’armée d’Angleterre : vous avez fait la guerre de montagnes, deplaines, de sièges, il vous reste à faire la guerre maritime. Les légions ro-maines, que vous avez quelquefois imitées, mais point encore égalées, com-battaient Carthage tour à tour sur cette même mer et aux plaines de Zama. Lavictoire ne les abandonna jamais, parce que, constamment, elles furent braves,
[a) Au bas de la gravure que nous reproduisons(I*) la* i<) mai 1798.
r. h. y
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