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Tome second.
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MUSE I>K MALTE.

( 1798 ,.

patientes à supporter la fatigue, disciplinées et unies entre elles. Soldats !l’Europe a les yeux sur vous. Vous avez de grandes destinées à remplir,des batailles à livrer, des dangers, des fatigues à vaincre. Vous ferez plusque vous n’avez fait pour la prospérité de la patrie, le bonheur des hommeset votre propre gloire. Soldats, matelots, fantassins, canonniers, soyez unis;souvenez-vous que, le jour d’une bataille, vous avez tous besoin les uns desautres. Matelots, vous avez été jusqu'ici négligés; aujourd’hui, la plusgrande sollicitude de la république est pour vous. Vous serez dignes de l’ar-mée dont vous faites partie. Le génie de la liberté, qui a rendu dès sa nais-sance la république l’arbitre de l'Europe , veut qu’elle le soit des mers etdes contrées les plus lointaines. »

Certes, le directoire a eu tort de remettre Bonaparte à la tête d’une armée;s’il voulait le perdre, il n’avait peut-être qu’à en faire prématurément unhomme politique : c’est là l’écueil des généraux.

Bonaparte savaitsibien toucher le cœur du soldat!—Qu’arriva-t-il? Le hérosde l’Italie devint aussi le héros de l'Égypte. La France eut les yeux sur lui.Chemin faisant, il prit l’île de Malte, et contraignit l’ordre des chevaliers àse soumettre à une capitulation honteuse. Une gravure représenta la situa-tion des Maltais-

* Le 24 prairial an VI, le grand maître de Malte et tous les chevaliers des differents ordres remirent à litrépublique française la ville et les forts, et renoncèrent de suite à leur suzeraineté (a).

(a) Cartons de la Ciblu'ihèque rovale.