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Tome second.
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MENÉES DE BONaPAÜTE.

( 1799 '.

Au* bourreaux m;i philanthropie,

Mes exploits aux aventuriers,

Aux Français l'horreur de mes crimes .Mon exemple à tous les tyrans.

Lu France à ses rois légitimes.

Et les rouiords à mes parents (a).

Cet homme avait raison, non pas dans la confession en elle-même, mais ilavait raison de la croire nécessaire. La république française était bien malade.— On portait des bijoux sur lesquels on voyait une lancette, une laitue et unrat (l’an VU les tuera}.

En effet, Bonaparte , en arrivant, chercha à devenir membre du directoire.11 mit de son côté Gohier et Moulins. 11 leur disait, en leur parlant de Sieyes :« Il faut absolument vous défaire de ce prêtre... Je me flatte que si j’étais à laplace de Sieyes , le directoire retrouverait à la fois et la force et la confiancedont il a besoin. » 11 appelait Barras , son soi-disant protecteur, le chef despourris. Quant à Roger Ducos, la planète de Sieyes , il n’en parlait pas.

En cette circonstance, Fouché servait le directoire, et Talleyrand-Périgord servait Bonaparte. Lucien Bonaparte, récemment nommé président du conseildes cinq-cents , avait bien encore le cœur républicain, mais il avait la mainforcée. Quel républicanisme, d'ailleurs, que celui des hommes de 1798!

Dissoudre le directoire, dont il ne pouvait pas faire partie, devint le butunique de Bonaparte . Il conspira. 11 conspira, et voua à la constitution del’an 111 une haine sans égale. Les républicains étaient à ses yeux des hommessans avenir, et avec lesquels il lui serait impossible de « s’emparer de l'au-torité , de rendre à la France ses jours de gloire (b). » 11 voulait, lui, d’abordle titre de généralissime. Lucien déclarait, dans l’occasion, que « son frère legénéral répondait de tout. >> Une partie du conseil des anciens, contraire audirectoire, se rassembla chez Lemcrcier, son président.

Tout le monde se demandait : Que va-t-il se passer? Mais le peuple ne s’oc-cupait déjà plus de politique. Il se drapait dans son indifférence. Des citoyens,les uns avaient été corrompus, les autres avaient été persécutés. C’était unbon temps pour l’ambitieux : il en profita.

(a) Journal historique de la Révolution française .

( b ) Mémoires de Napoléon, écrits par le général Gourgaud

FIN DU CHAPITRE TRENTE-QUATRIEME.