( 1799 .)
DEMISSION 1>E BAHR AS.
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aux articles 102,103 de l’acte constitutionnel. 11 m’a remis le commande-ment de la ville et de l’armée.
« Je l’ai accepté pour seconder les mesures qu’il va prendre, et qui sonttoutes en faveur du peuple.
« La république est mal gouvernée depuis deux ans. Vous avez espéré quemon retour mettrait un terme à tant de maux ; vous l’avez célébré avec uneunion qui m’impose les obligations que je remplis ; vous remplirez les vôtres,et vous seconderez votre général avec l’énergie, la fermeté et la confiance quej’ai toujours vues en vous.
« La liberté, la victoire et la paix replaceront la république française aurang qu’elle occupait en Europe , et que l’ineptie ou la trahison a pu seule luifaire perdre. »
Une autre proclamation était faite à la garde nationale parisienne :
« Citoyens ! le conseil des anciens, dépositaire de la sagesse nationale, vientde rendre le décret ci-joint. 11 y est autorisé par les art. 102 et 103 de l’acteconstitutionnel.
« 11 me charge de prendre des mesures pour la sûreté de la représentationnationale. Sa translation est nécessaire et momentanée. Le corps législatif setrouvera à même de tirer la représentation du danger imminent où la désorga-nisation de toutes les parties de l’administration nous conduit.
« 11 est besoin, dans cette circonstance essentielle, de l’union et de la con-fiance des patriotes. Ralliez-vous autour de lui ; c’est le seul moyen d’asseoirla république sur les bases de la liberté civile, du bonheur intérieur, de lavictoire et de la paix. Vive la république ! (a) »
D’après l’ordre du jour, Murat commandait toutes les troupes à cheval,Marmont l’artillerie, Macdonald la division militaire de Versailles ; Lannesgardait le palais national des anciens, Moreau celui du Luxembourg , et Ser-rurier les deux conseils, à Saint-Cloud .
Cependant le 19 brumaire, à deux heures, les représentants ( les anciens)entrèrent dans la grande galerie du palais de Saint-Cloud, précédés de lamusique du conseil, qui exécuta l’hymne des Marseillais. Le conseil était enmajorité. A une heure et demie, celui des cinq-cents se réunit dans le localde l’Orangerie, sous la présidence de Lucien Bonaparte (6).
Les anciens reçurent la démission de Barras, et la transmirent par messageaux cinq-cents. A trois heures et demie, ils apprirent que trois autres direc-teurs avaient aussi donné leur démission, et que le cinquième (Sieyes ) avaitété mis en surveillance par ordre du général Bonaparte (c). 11 fut question denommer des candidats pour un nouveau directoire ; mais c’étaient des actionssans conséquence ; on s’attendait à bien d’autres événements.
(a) Ces deux proclamations étaient signées Bonaparte et Alexandre Berthier , sous-chef d'état-major.
(b) Moniteur universel.
'c) Pc cette façon . toute la responsabilité du coup d ctat devait peser sur le {jénéral.