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Tome second.
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( 1799 .)

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provoquée, c’est pour les mêmes objets qu’il est forcé de lutter encore, et ilne saurait espérer, dans le moment actuel, qu’il put écarter cette nécessitéen négociant avec ceux qu’une révolution nouvelle a si récemment investi-,du pouvoir en France . En effet, il ne peut résulter d’une telle négociation aucun avantage réel pour ce grand objet si désirable, d'une paix générale, jusqu’àce qu’il paraisse distinctement qu’elles ont cessé d’agir ces causes qui origi-nairement ont produit la guerre, qui, plus d’une fois, en ont prolongé ladurée.

« Ce même système dont la France accuse, à juste titre, l’inlluence domi-nante comme la cause de ses malheurs présents, est aussi celui qui a enve -loppé le reste de l’Europe dans une guerre longue et destructive, et d’unenature inconnue depuis bien des années aux nations civilisées.

« C’est pour étendre ce système et exterminer tous les gouvernementsétablis que d’année en année les ressources de la France ont été prodiguéeset épuisées au milieu même d’une détresse sans exemple.

« A cet esprit de destruction, qui ne savait rien distinguer, on a sacritié lesPays-Bas, les Provinces-Unies et les cantons Suisses , ces anciens amis etalliés de sa majesté. L’Allemagne a été ravagée ; l’Italie , maintenant arra-chée à ses envahisseurs, a été le théâtre de rapine et d’anarchie sans bornes.Sa majesté s’est vue elle-même dans la nécessité de soutenir une lutte dif-ficile et onéreuse pour garantir l’indépendance et l’existence de ses royaumes.

« Et ces calamités ne se sont pas bornées à l’Europe seule; elles se sontétendues aux parties les plus reculées du monde, et même jusqu’à des payssi éloignés de la contestation présente, tant par leur situation que par leurintérêt, que l’existence même de la guerre était peut-être inconnue à ceuxqui se sont trouvés subitement enveloppés dans toutes ses horreurs.

« Tant que dominera un système pareil, et que le sang et les trésors d’unenation populeuse et puissante peuvent être prodigués pour soutenir ce sys-tème, l’expérience a démontré qu’on ne pouvait s’en garantir efficacementd’aucune autre manière que par des hostilités ouvertes et fermes. Les traitésles plus solennels n’ont fait que préparer la voie à de nouvelles agressions.C’est uniquement à une résistance déterminée que l’on doit aujourd’hui laconservation de ce qui reste en Europe de stabililé pour les propriétés, pourla liberté personnelle, l’ordre social et le libre exercice de la religion.

« En veillant donc à la garantie de ces objets essentiels, sa majesté ne peutplacer sa confiance dans le simple renouvellement de professions générales,annonçant des dispositions pacifiques. Ces professions ont été itérativementproclamées par tous ceux qui ont successivement dirigé les ressources de laFrance vers la destruction de l’Europe ; par ceux-là mêmes que les gouver-nants actuels de la France ont déclaré depuis le commencement et dans tousles temps être tous incapables de maintenir les rapports d’amitié et depaix.