Sl'ITE I K I.A «EI'dNhi:.
(U 99.)
îr.r»
u Sa majesté ne pourra «ji:e ressentir un plaisir particulier dès qu’elles’a-percevra qu’il n’existe plus réellement ce danger qui a si longtemps menacéet ses propres domaines et ceux de scs alliés ; dès qu’elle pourra se convaincreque la résistance n’est plus une nécessité; qu’enfin, après l’expérience detant d’années de crimes et de malheurs, elle verra régner en France de meil-leurs principes; en un mot, quand on aura totalement abandonné ces pro-jets gigantesques d’ambition, et ces plans inquiets de destruction qui ontmis en problème jusqu’à l’existence de la société civile.
« Mais la conviction d’un pareil changement, quelque agréable qu’ildoive être au vœu de sa majesté, ne peut résulter que de l’expérience et del’évidence des faits.
« Le garant le plus naturel et le meilleur en même temps et de la réalité,et de la stabilité de ce changement se trouverait dans le rétablissement decette race de princes qui, durant tant de siècles, surent maintenir au dedansla prospérité de la nation française, et lui assurer de la considération et durespect au dehors. Un tel événement aurait écarté à l'instant, et dans tous lestemps il écartera les obstacles qui s’opposeraient aux négociations de paix ;il assurerait à la France la jouissance incontestée de son ancien territoire, etdonnerait à toutes les autres nations de l’Europe , par des moyens tranquilleset paisibles, la sécurité qu’elles sont maintenant forcées de chercher pard’autres moyens.
« Mais quelque désirable que puisse être un pareil événement et pour laFrance et pour le monde entier, sa majesté n’y attache pas exclusivement lapossibilité d’uno pacification solide et durable. Sa majesté ne prétend pasprescrire à la France quelle sera la forme de son gouvernement, ni dansquelles mains elle déposera l’autorité nationale pour conduire les affairesd’une grande et puissante nation.
« Sa majesté ne regarde que la sécurité de ses propres états, de ceux desesalliés, ainsi que celle de l’Europe en général. Dès qu’elle jugera que cettesécurité peut s’obtenir d’une manière quelconque, soit qu’elle résulte de lasituation intérieure de ce pays-là, dont la situation intérieure a causé le dan-ger primitif, soit qu’elle provienne de toute autre circonstance qui mène à lamême fin, sa majesté embrassera avec ardeur l’occa=ion de se concerter avecses alliés sur les moyens d’une pacification immédiate et générale.
« Malheureusement jusqu’ici il n’existe pointune telle sécurité; nulle ga-rantie des principes qui doivent diriger le nouveau gouvernement; nul motifraisonnable pour juger de sa stabilité.
« Dans cette situation il ne reste pour le présent à sa majesté qu’à pour-suivre, de concert avec les autres puissances, une guerre juste et défensive,que son zèle pour le bonheur deses sujets ne lui permettra jamais ni de con-tinuer au delà de la nécessité à laquelle elle doit son origine, ni de cesser àd’autres conditions que celles qu’elle croira devoir contribuer à leur garantir