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LEVEE ES MASSE.
,1800.)
'( Les Consuls de la République aux Français. »
« Français , vous désirez la paix. Votre gouvernement la désire avec plusd’ardeur encore : ses premiers vœux, ses démarches constantes ont été pourelle. Le ministère anglais la repousse; le ministère anglais a trahi le secretde son horrible politique. Déchirer la France , détruire sa marine et ses ports,l’effacer du tableau de l’Europe ou l’abaisser au rang des puissances secon-daires ; tenir toutes les nations du continent divisées pour s’emparer du com -merce de toutes, et s’enrichir de leurs dépouilles, c’est pour obtenir ces af-freux succès que l’Angleterre répand l’or, prodigue les promesses et multiplieles intrigues.
« Mais ni l’or, ni les promesses, ni les intrigues de l’Angleterre n’enchai-nerontà ses vues les puissances du continent : elles ont entendu le vœu de laFrance ; elles connaissent la modération des principes qui la dirigent; ellesécouteront la voix de l’humanité et la voix puissante de leur intérêt.
« Si elles balancent, le gouvernement, qui n’a pas craint d’offenser et desolliciter la paix, se souviendra que c’est à vous de la commander.
« Pour la commander il faut de l’argent, du fer et des soldats. Que tous,s’empressent de payer le tribut qu’ils doivent à la défense commune ! que lesjeunes citoyens se lèvent. Ce n’est plus pour des factions, ce n’est plus pourle choix des tyrans qu’ils vont s’armer : c’est pour la garantie de ce qu’ilsont de plus cher; c’est pour l’honneur de la France , c'est pour les intérêtssacrés de l’humanité. Déjà les armées ont repris cette attitude, présage de lavictoire. A leur aspect, à l’aspect de la nation entière réunie dans les mêmesintérêts et dans les mêmes vœux, n’en doutez pas, Français , vous n’aurezplus d'ennemis sur le continent! Que si quelque puissance encore veut tenterle sort des combats, le premier consul a promis la paix ; il ira la conquérir àla tête de ses guerriers qu’il a plus d’une fois conduits à la victoire. Avec euxil saura retrouver ces champs encore pleins du souvenir de leurs exploits ;mais au milieu des batailles il invoquera la paix, et il jure de ne combattreque pour le bonheur de la France et le repos du monde («). »
Sous le rapport de la guerre, la France avait autant de bon droit et autantd’espoir qu’en 1792.
Le corps législatif répondit le même jour à cette proclamation des consuls.Le tribunat résolut d’envoyer une députation à Bonaparte pour lui exprimerle vœu « qu’il revint vainqueur et pacificateur. » 11 fut décidé que le dépar-tement qui aurait, à la fin de germinal, payé la plus forte partie de ses con-tributions, serait proclamé comme ayant bien mérité de la patrie. Dix-huitmille hommes passèrent la revue du premier consul, au Champ-de-Mars. En
'a) Celle proclamation fui signée pai les comuU. le B mart» 1800 .