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garde nationale, auxquelles furent présentés les drapeaux pris par les arméesde Réserve, du Rhin et d'Italie («).—
Le tout terminé par des jeux, — une course à pied, une course à cheval,une course de chars, une ascension d’aérostat; par des illuminations ; par desorchestres de danses dans les Champs-Elysées ; par un feu d’artifice et unconcert.
On disait que c’étaient les Jeux Olympiques.
Dans son discours aux officiers supérieurs, Ronaparte promettait la paixpour l’époque du l’’ 1 ’ vendémiaire, ou bien de nouveaux drapeaux, fruits denouvelles victoires.
Ici, nous le remarquons à dessein, nous avons sous les yeux le programmede la fete de la Concorde, et ce programme est signé Lucien Bonaparte . Eneffet, depuis le 20 décembre dernier, Lucien occupait ce poste éminent, etprêtait, dans l’occasion, main forte à son frère. Le second et le troisièmeconsuls étaient effacés par Bonaparte . Des pamphlets circulèrent, et expli-quèrent au public les intentions de ce dernier. L’auteur d’une brochure (/>)prétendait, qu’en partant pour l'Italie, le vœu de Bonaparte avait été d’allerchercher un Bourbon pour le replacer sur le trône, « de demander pardon àsa majesté, tant en son nom, qu’en celui de tous les Français égarés, » etd’avoir seulement pour récompense de ses services la première place auprèsdu nouveau roi.
En général, ces brochures émanaient de gens encouragés par l’Angleterre :beaucoup d’entre eux furent arrêtés et punis.
Quoi qu’il en soit, un grand nombre de mécontents, ou d’envieux, mau-dissaient l’étoile heureuse de Bonaparte . Plusieurs avaient les yeux surMoreau, — le farouche républicain radouci, et qui, aux rives du Rhin , dou-blait le petit caporal. En pendant à la campagne de trente jours, sa course audelà du fleuve, avait offert les résultats suivants : la bataille d’Engen (c)avait coûté aux ennemis dix mille hommes tués, blessés ou prisonniers; labataille de Moerkirch [d), six mille; la bataille de Biberach, quatre mille; etle général Lecourbe avait successivement pris Metnmingen et Augsbourg.Moreau enfin, après la bataille d’Hoehstedt (e), où les Autrichiens avaientperdu dix mille hommes, et où il avait fait des prodiges de stratégie, étaitcité par les républicains comme le plus fameux héros des temps modernes.L’n armistice, signé entre lui et le général autrichien, achevait de rehaus-ser sa ■gloire.
(a) Ces drapeaux, peu de tcmjrtt, après furent déposés d ins le temple de Mars, comme cela a lieu encoreaujourd'hui.
(b) tes Adieux eir Xêuajiarfe, (Brochure.)
(c) Le 3 mai.
(d) l«e S mai.
(e) if) juin.