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Tome second.
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( 1800 .)

MORT DK kl.KBKK.

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Kovalistes et républicains conspiraient. Les premiers répandirent dansParis des feuilles secrètes, telles que V Invisible, Y Avant-Coureur, ou leRetour à l’Ordre; ils établirent une contre-police. Les seconds voulurentopérer un mouvement dans Paris , pendant l'absence du premier consul;mais ils furent découverts par Fouché , l’habile ministre de la police.

Bonaparte dédaignait toutes ces menées. Avec ce style laconique qui lecaractérisait, il appelait les démocrates turbulents jacobins du manège, lesrépublicains paisibles des niais. Lui seul se sentait la force de résister à tousces ennemis. Comme le corps législatif avait fini sa session, il était absolu, et.ne s’en trouvait pas plus mal pour cela, malgré l’immense responsabilité quipesait sur sa tète.

D’ailleurs, les chouans avaient fait leur soumission; divers papiers saisissur un agent anglais avaient été publiés (a) par le gouvernement lui-méme,afin de mettre à nu la perfidie britannique. Des traités de paix s’étaient suc-cédé entre la France et quelques états étrangers, le royaume des Deux-Siciles, la régence d'Alger , et les Iitats-lnis. Le roi d Angleterre avait cesséde prendre le vain titre de roi de France , sans doute pour faciliter les négo-ciations de paix.

Tranquille, et fort de lui-même, Bonaparte rendait paisiblement les hon-neurs aux guerriers morts pour la F'rance, il faisait élever des monuments àDésaix et à Kléber (I)) sur la place des Victoires. La Tour d’Auvergne , lepremier grenadier de France , mort sur le champ de bataille, comptait toujoursà l’appel de son régiin'nt. Le corps de Turenne était transporté en grandepompe des Petits-Augustins au temple de Mars, sans office divin, ni pratiquereligieuse, mais seulement avec des panégyriques (c;. Lucien prit alors la pa-role, entretint les assistants des malheurs révolutionnaires, stggmatisant lesderniers jours du siècle, et tira d'heureux pronostics d’après les premiersjours du dix-neuvième.

Enfin, l’anniversaire de la fondation de la république Française fut célébréavec de brillantes cérémonies, le lendemain de la translation du corps de Tu-renne, translation qui fut considérée comme faisant partie de la l’éte.

La fureur des mécontents fut réduite à s’exhaler en conspirations, qui ser-virent la cause du premier consul, en augmentant la sollicitude de ses amis,en surexcitant le zèle de ses partisans. Jusqu’alors il avait manqué à Bona-parte des attentats contre sa personne. 11 en fallait absolument, et au besoin,Fouché , ministre de la police, était là pour en faire éclore.

On dit qu’un républicain voulut se déguiser en gendarme, et assassiner lepremier consul à la Comédie Française; qu'un autre, aidé de vingt complices,

(а) Conspiration, anglaise. Paris , an IX.

(б) Kléber avait été poign trdé ptr ttn Turc,(r) Mémoires fie Roi'ign.