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(Mars 180*2.)
de Paris ; l’abbé Sicard fut surveillé de près, mais non renvoyé : on avaitbeso n de ses services.
Tous ces complots secondaires, et d’ailleurs inoflensifs, tenaient par quel-ques lils au comité secret.
Billevesées! folies que tout cela! Les choses n’en allaient pas moins augré de Bonaparte, et il faut l’ajouter, selon le vœu de la majorité des Fran-çais qui avaient confiance en lui. Le 25 mars, Joseph Bonaparte pour laFrance, et lord Cornwalis pour l’Angleterre, signèrent à Amiens le fameuxtraité de la paix générale, qui ramenait 1 abondance et la joie dans les fa-milles.
Après le traité d’Amiens vint la présentation au corps-législatif du concor-dat passé entre le gouvernement français et le pape , et dont la teneur mon-tre jusqu’à quel point Bonaparte s’intéressait au rétablissement du culte ca-tholique en France . Les principales clauses, rapprochées du discours quePortalis , organe du gouvernement, prononça devant les députés , formaientune charte religieuse.
Le culte catholique, apostolique et romain était public en France .
Il devait être fait une nouvelle circonscription des diocèses.
Les archevêques et les évêques devaient être nommés par le premier consul,et institués canoniquement par le pape.
Les légats de la cour pontificale ne pouvaient, sans autorisation, exercerde fonctions relatives aux affaires de l'église gallicane.
Le dimanche et les quatre grandes fêtes religieuses étaient rétablis.
Il devait y avoir en France neuf archevêchés et quarante-un évêchés.
On établissait des chapitres et des séminaires près des cathédrales, sansque le gouvernement fût tenu de les doter.
Le traitement des archevêques était de quinze mille francs ; celui des évê-ques de dix mille francs; celui des curés de première classe , de quinze centsfrancs; celui des curés de deuxième classe, de mille francs (a).
Voilà ce que portait le concordat. Voyons maintenant les principes dé-veloppés par Portalis dans son discours officiel.
Il n’existe pas un ordre du clergé, mais bien des ministres des autels re-connus et soldés par l'État.
Les ministres catholiques sont célibataires, ce qui implique une désappro-bation des prêtres qui se sont mariés.
Le rétablissement de la religion catholique en France est nécessaire à latranquillité générale.
— C’était un événement immense que le concordat. Celui qui avait eu lieuentre François l , r et Léon X avait été passé après la bataille de Marignan , le
(a) Concordai entre le pipe Pie Vil et le premier consul.