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Tome second.
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(Avril 1802.'

SA PROCLAMATION’.

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combat des géants; celui qui eut lieu entre Bonaparte et l'ie Vil fut passéaprès la bataille de Marengo, qui était aussi un.combat de géants {a).

Pour le proclamer, on attendit le 28 germinal an X ( 18 avril 1802), quiétait un dimanche. Il fut lu par les autorités municipales, au son du tambouret au bruit du canon, dans les principales rues et places de Paris , en mêmetemps que la proclamation suivante ;

« Les consuls de la République aux Français. »

« Français , du sein d’une révolution inspirée par l’amour de la patrie .éclatèrent tout à coup au milieu de vous des dissensions religieuses qui de-vinrent le fléau de vos familles, l’aliment des factions et l’espoir de vos en-nemis.

« l'ne politique insensée tenta de les étouffer sous les débris des autels,sous les ruines de la religion même. A sa voix cessèrent les pieuses solennitésoù les citoyens s’appelaient du doux nom de frères, et se reconnaissaient touségaux sous la main du Dieu qui les avait créés; le mourant seul avec la dou-leur , n’entendit plus cette voix consolante qui appelle les chrétiens à unemeilleure vie , et Dieu même sembla exilé de la nature.

« Mais la conscience publique, mais le sentiment de l’indépendance desopinions, se soulevèrent, et bientôt, égarés par des ennemis du dehors, dontl’explosion porta le ravage dans nos départements, des Français oublièrentqu’ils étaient Français , et devinrent les instruments d’une haine étran-gère.

« D'un autre côté, les passions déchaînées, la morale sans appui, le mal-heur sans espérance dans l'avenir, tout se réunissait pour porter le désordredans la société.

« Pour arrêter ce désordre il fallait rasseoir la religion sur sa base, et onne pouvait le faire que par des mesures avouées par la religion même.

« C’était au souverain pontife que l'exemple des siècles et la raison com-mandaient de recourir pour rapprocher les opinions et réconcilier lescœurs.

« Le chef de l’église a pesé dans sa sagesse et dans l’intérêt de l'égliseles propositions que l’intérêt de l’État avait dictées ; sa voix s’est fait enten-dre aux pasteurs : ce qu’il approuve, le gouvernement l’a consenti, et les lé-gislateurs en ont fait une loi de la République .

« Ainsi disparaissent tous les éléments de discorde; ainsi s’évanouissent tousles scrnpules qui pouvaient alarmer les consciences, et tous les obstacles quela malveillance pouvait opposer au retour de la paix intérieure.

« Ministres d’une religion de paix, que l’oubli le plus profond couvre vos

(a) Kapprochcmcnt f.iit par Siii|éon 3 dans son discours.