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JANUS anarchistes.
. (Avril 1802.)
Les prêtres voyaient finir l'époque de persécution.
Bonaparte , en particulier, les protégeait, joyeux d’avoir pu effectuer ce rap-prochement entre son gouvernement et la cour de Rome. Il avait dit quel-ques mois auparavant aux curés de la ville de Milan : « J’ai désiré de vousvoir tous assemblés ici afin d’avoir la satisfaction de vous faire connaître parmoi-même les sentiments qui m’animent au sujet de la religion catholique,apostolique et romaine. Persuadé que cette religion'est la seule qui puisseprocurer un bonheiir véritable à une société bien ordonnée , et affermirles bases d’un bon gouvernement, je vous assure que je m’appliquerai à laprotéger et à la défendre dans tous les temps et par tous les moyens. Vous,les ministres de cette religion, qui certes est aussi la mienne, je vous re-garde comme mes plus chers amis. Je vous déclare que j’envisagerai commeperturbateurs du repos public et ennemis du bien commun, et que je sauraipunir comme tels, delà manière la plus rigoureuse et la plus éclatante, etmême, s’il le faut, de la peine de mort, quiconque fera la moindre insulte ànotre commune religion, ou qui osera se permettre le plus léger outrage en-vers vos personnes sacrées. Mon intention formelle est que la religionchrétienne , catholique et romaine soit conservée dans son entier ; qu’elle soitpubliquement exercée, et qu’elle jouisse de cet exercice public avec une li-berté aussi pleine, aussi étendue, aussi inviolable qu’à l’époque où j’entrai,pour la première fois, dans ces heureuses contrées. » — Nobles paroles; di-sons pourtant que le premier consul, dans le bien ou dans le mal, tranchaitdéjà du roi absolu.
A présent, il n’avait plus à craindre les Janus, anarchistes, qui conspiraientà la fois avec les royalistes et avec les sans-culottes.
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(i irions de la royale.