(Avril 1802.)
OH G AMS AT ION.
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• De nouveaux soutiens lui étaient survenus, après le grand événement duconcordat. Le cardinal Caprara accorda, au nom du Saint-Père, une indul-gence plénière à tous les Français , et il ordonna des prières dans toutes leséglises, en actions de grâce du rétablissement de la religion catholique; ilsacra, dans la cathédrale, l’abbé Rernier, nommé à l’évéché d’Orléans , M. dePancemont, nommé à l’évéché de Vannes, M. Cambacérès , fait archevêquede Rouen, et enfin M. Debelloy, nommé à l’archevêché de Paris .
Une loi fut rédigée pourl’organisation des cultes et la liberté de conscience.Toutes les sectes eurent des droits à une tolérance universelle (a).
Par ces mesures, Ronaparte se réconciliait avec le clergé.
Pour se réconcilier avec les hommes politiques du temps passé, il accordases faveurs à quelques personnages célèbres sous l’assemblée constituante, en-tre autres à Alexandre Lamcth, et à Mounier; le premier, il le nomma pré-fet des Rasses-Alpes, le second préfet d'Ile-et-Vilaine .
l'n sénatus consulte amnistia les émigrés, à l’exception de ceux qui avaientété chefs de rassemblements armés contre la république, qui avaient acceptéchez les alliés, qui avaient conservé des places chez les. ci-devant princesfrançais, qui élaient, à juste titre, considérés comme organisant présente-ment la guerre civile ou étrangère; à l’exception encore des commandants deterre et de mer, devenus traîtres envers la République , des archevêques quiavaientrécemment refusé de donner leur démission malgré le bref de Pie Vil.Tous ceux-là formèrent la lisle des émigrés , forcément bornée à millenoms (b). *
Ronaparte voulait aussi reconstituer en France , l’enseignement dont lesbases avaient été ébranlées.
Le mois de mai fut inauguré par une loi d’organisation, établissant deslycées et écoles spéciales, aux frais de l’état, des écoles primaires et secondai-res à la charge des communes ou d’instituteurs particuliers. Les préfets sur-veillèrent les écoles secondaires ; les sous-préfets surveillèrent les écoles pri-maires. Les proviseur, censeur, et procureur de chaque collège, reçurent dupremier consul leur nomination. Dix écoles de droit lurent établies; on créatrois nouvelles écoles de médecine, et quatre écoles d’histoire naturelle, dephysique et de chimie, etc. (c).
La paix était donnée à la France par le traité d’Amiens ; la liberté deconscience était proclamée par le concordat et les lois y relatives; une fouled'institutions remarquables et d'améliorations depuis longtemps espérées —mettaient Ronaparte sur le pinacle, et tous répétaient, les yeux fixés sur le18 brumaire : U’est un brave guerrier, un bon législateur , un grand génie.
(a) Loi du 8 avril 1802.
{b) Ce sénatus-consulte ne fut proclamé que le 6 floréal suivant,(r) Moniteur nnii>ertcl , n. 212 (1802).