(Mai 1803.)
POT-POURRI.
245
• A peu près ressemblantA monsieur son cher frère:
• C'est donc moi,
• D’un grand roi
• Frère auguste !
Qui, sans être un grand sorcier,
• Parlerai le premier;
■ C’est juste.
Or, le sceptre de la terreAppartient à l’Angleterre,
« Et j’entends,
• Je prétends,
• Qu’il faut faire
• Mais sans la déclarer,
« La guerre.
• Sans ce point,
• N’est-il point
• Bien à craindre
• Que notre brillant soleil,
• Qui n’a pas son pareil ,
» Vienne un jour à s’éteindre T
• Tout est prêt,
• Tout promet
• Réussite;
• Allons de leurs fronts altiers
• Arracher les lauriers.
• Bien vite. »
Ici l’orchestre joue ;
Eh ! va-t-en voir s’ils viennent, Jean...Frottons-les bien s’ils viennent.
Air : Ce mouchoir, belle Raymonde.
• Halte-là, dit lord Stanhope,
■ Plein de cœur et de raison ;
• C’est aux regards de l’Europe « Afficher la trahison.
• De cette ardeur furibonde ,
• Milords, calmez les accès.
• Laissons en paix tout le monde.
■ Surtout le peuple français .
• Nous devons en numéraire
• Cinq cent millions sterling.
• Certes, si l’on fait la guerre,
> La banqueroute est en train.
« De cette ardeur furibonde, etc.
> On sait, dil-ou , par intrigue ,
« Soyons un peu moins prodigue
• De notre crédulité.
• De sa prudence profonde,
• Qui d’entre nous doutera ?
« Lui seul il sait dans le monde
• Ce qu’il fait, ce qu’il fera. •
Air : Ciel, l’univers va-t-il donc se dissoudre?
• Ciel ! quel discours vient-on nous faire entendre!
« Répond Clarenceen faisant un hoquet ;
■ Bacchus laisse-moi reprendre
■ Haleine. . pour mon sujet.