EXPERIMENTALE. 29
tïioîrdrè que la 200 e . partie d’un pouce , que nous avons regardée comme la Notes fur
^oindre partie visible de la longueur d’un pouce. M. Boyle dans ion Livre lalre. Leçon,
far la nature dr la subtilité des écoulements , dit qu’un grain de cuivre diílòus
dans l’esprit de sel armonïac , donne une forte teinture bleue à 105 , 157
pouces cubiques, qui font presque deux quartes d’eau. Or si l’on suppose que
de cette eau teinte, on peut voir au moins un cube dont le côté est égal à la
ïoob partie d’un pouce, ( en prenant huit fois plus que nous n’avons lait par
rapport à l’or) on verra par le calcul qu un grain de fable aíïèz petit pour
qu’un pouce cubique en contienne un million, contiendra cependant deux
millions cent onze mille & quatre cent ( ou 2 111 400 ) parties égales à celles
qui résultent de la division actuelle d’un seul grain de cuivre.
Le même Sçavant ayant exposé au grand air une certaine quantité d’ajjafeetida , trouva son poids diminué en six jours de la huitième partie d’un grainfeulement : Or si l'on suppose que durant tout ce tems un homme peut rece-voir par l’odorat Y Ajjasœtida à la distance de cinq pieds, on verra que les parti-cules qui viennent de la division de Y assa sœtida, ne font pas plus grandes que
- --d’un pouce.
2.0 250 000 000 000 000 1
Feu M. Lezvenhock ^, ce Naturaliste curieux & ingénieux, nous fait voisque dans la laite d’un seul merlus il y a plus de petits animaux qu’il n’y ad’habitants fur toute la surface de la terre. Or lì l’on connoît seulement la lon-gueur du foyer de la lentille, ou du verre du microscope, on peut par lesréglés de l’optique trouver la grandeur de ces petits animaux, qui ne peuvent
pas excéder --1- d’un pouce cubique: 8c par conséquent
20 000 000 000 000
la pointe d’une aiguille en contiendrait plusieurs mille. On voit auffi que sil’on compare ces animaux à une baleine , ils se trouvent beaucoup plus petitsque la baleine à proportion que celle-ci est plus petite que tout le globe de laterre. Comme chaque animal est un corps organisé , il faut que les parties quicomposent un de ces animaux, soient prodigieusement fines , subtiles &délicates. Combien petit doit être le cœur de cet animal, ses veines & lesartères f Et combien petits doivent être les globules de ce fluide qui luitiennent lieu de sang , & qui nagent dans un fluide encore plus subtil. 11 est àpropos de considérer ici la petitesse de ces globules ; ce qui peut le faire enfaisant attention que les particules du sang de ces animaux doivent être partapport à leur corps comme les globules du sang humain par rapport au corpsd e l’homme.
Le corps d’un homme est à celui de l’un de ces petits animaux, comme 17 àïoo^oôô ' dc le diamètre des globules du sang d’un homme ne surpasse pas
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d’un pouce , f ( parce que Leivenhoekjx trouvé que le diamètre des
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t tf sf avant & ingénieux Doftent Jvtnrt ,Sccretaire de la Sociétc Royale , a depuis peutrouve que les globules du sang humain JontÏ I<S grands qu on ne dit icii & ayant com-remarques à M, Lewenhoek, il
in fut confirme dans fòn sentiment i mais jen ai pas jugé à propos de changer ce calcul,parce que je traiterai ce sujet plus au lougdaut un autre endroit de ce Cours ,