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Tome premier.
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Planche 4.figure z.

EXPE’RI M ENTA L E. 45»

livres est suspendu par un crochet immobile en A , 6c si l’on veut Leçon IIk tenir en équilibre parle moyen de la puissance ou du petit poidsï* de 50 livres, il est clair que ce petit poids n’a pas assez de forceen E pour soutenir le poids W, parce que dans le mouvement dulevier, les points E 6c À décrivent non-feulement des arcs sembla-bles , mais des arcs égaux Ee 6c A a; ensorte que "W se mouvantd’un pouce , P ne sera mû que d’un pouce ; 6c puisque les vitessesétant égales , les quantités de mouvement ou les forces íontcomme les masses ( N°. 1 o. ) le poids W aura toujours une forcesupérieure , ayant une masse quadruple de P. mais íì l’on éloigneP vers B , il décrira un arc semblable, mais 4 fois plus grand quecelui que W décrit ; c’est-à-dire , qu’il descendra 4 fois aussi viteque W montera. Si donc fa vitesse est 4, 6c lì celle de W n'est que1 } P ou 50 multiplié par fa vitesse, 4 donnera 200 ; ce qui estégal au produit de W, ou 200 multiplié par fa vitesse 1.

14. Mais si la puissance P avoir été immobile en E , 6c le poidsW mobile , on auroit eu l’équilibre en diminuant la vitesse dupoids , 6c rapprochant vers D , ou étant 4 fois plus près du centreque P, il auroit 4 fois moins de vitesse.

1 5.8 I les deux poids avoient été immobiles , 6c que P n’eût euque i 21 livres, il auroit fallu augmenter la vitesse de P, en l’éloi-gnant à la 16 e . division B, en même-tems qu’on auroit diminuécelle de W, en l’approchant vers D à la premiere division de l’autrecôté du centre ; car alors W ( 200 ) multiplié par D C ( 1 ) qui estproportionnel à fa vitesse , auroit donné 200 , qui est égal au pro-duit de P ( 12I) multiplié par B C ( 16) fa distance au centre,qui exprime fa vitesse. Si donc on donne à la puissance un peuplus de vitesse , qu’en raison réciproque des masses, elle auraplus de force que le poids , 6c par conséquent elle l'éievera, aulieu de le soutenir comme auparavant.

1 6. C’est ainsi que par le moyen d’un levier , un homme dontla force naturelle n’excede pas 200 livres , peut acquérir autant deforce relative qu’il en faut pour élever une pierre de 2000 livres,en appliquant son levier, ensorte qu’il rende la vitesse de la pierredix fois moindre que n'est celle de son corps à l’extrémité opposéedu levier, qui dans ce cas fera dix fois plus éloigné du point d’apui,Tome I, G