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Tome premier.
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72 COURS DE PHYSIQUE

Î^OTES fur paroisse en dirigeant Papplication des puiílànces selon le teins. Ainlî lorsqu-onla 11 e . Leçon. sait des havres, qu’on place des digues, des môles ou des bancs, où chaque

■-« marée peut endommager l’ouvrage , & celles du Printems le renverler, on

doit y employer le plus grand nombre de bras qu’il cil pollible de faire agirensemble lans embarras. Dans certains cas, comme lorfqu’il faut tirer d’unVailleau des blocs de marbre ou d’autres marchandises pelantes, pour lespeler fur un quay, on ne peut pas employer plulieurs bras, íoit parce qu’ilsne peuvent pas bien lè tenir l’un auprès de Pautre autour du même bloc , ou

Í iarce qu’ils ne peuvent pas tous Pélever à la fois ; ou parce qu’ayant élevéeur charge , ils ne peuvent pas bien marcher avec elle ; ou que s’ils le peu-vent , les planches où il faut palier, ou les échelles qu’il faut monter, nepeuvent pas les porter tous avec le poids ; alors il faut employer unemachine ( comme par exemple une grue ) où un homme peut faire amantque io ou 20 hommes, mais il restera 10 ou 20 fois plus de tems à le faire.La machine est même absolument nécessaire, parce que fans elle il est im-possible de réussir; il faut donc y employer un tems suffisant, lans quoi laplus grande force feroit inutile. De même dans la bâtisté on doit employerdes machines pour élever les grandes pierres & les grofïès poutres , ouil faut prendre plus de tems félon que la force des hommes qui travaillent àla machine, est moindre que celle qui feroit requise pour élever la pierre, files bras y étoiem appliqués direélement, mais alors la machine occupemoins de place, & l’on peut employer à autre choie le reste des hommes.Lorfqu’il faut défié cher les mines, on est toujours borné par le tems, parceque les sources souterraines fourniííènt l’eau pendant que la force est em-ployée à la tirer; & dans ce cas la puistànce ( c’est-à-dire, son intensité)doit être supérieure à la quantité d’eau que l’on doit élever dans un certaintems, c’est-à-dire, que la puistànce doit être capable, lans aucune machine,de tirer du fond du puits jusqu’au plus haut ( par exemple un cheval quisoit monter un sceau attaché à une corde qui roule autour d’un simplerouleau) un poids plus grand que celui de la quantité d’eau qui y entre,pendant le tems que la puistànce parcourt une espace égal à la profondeurdu puits. On applique les machines pour tirer l’eau plus commodément,mais non pas pour gagner aucun degré de force ; car on y perd toujoursun peu de force. .On en perd d’autant plus qu’il y a plus de parties dans lamachine, qui ne peuvent pas être appliquées les unes aux autres fans unfrottement qui détruit une partie de la puistànce : de forte que la meilleuremachine est celle qui est composée d’un plus petit nombre de parties. * Et,celui qui prétend par quelque invention gagner de la force , en élevant unplus grand poids ou un plus grand vaistèau d’eau avec la même puistànce,ne soit pas réflexion qu’il leJevera d’autant plus lentement, & quùl don-nera le tems aux sources de fournir plus d’eau à proportion ; ou si en ajou-tant quelque partie à la machine , la puistànce ( par exemple un cheval ouplusieurs chevaux) marche plus aisément, alors il élèvera moins d’eau dansie même tems. Cela doit apprendre à ceux qui ont quelque intérêt dans les

* Tout ce qui regarde 1‘élévation de C eau serti txaminc.cn détail, lorsque nous traiterontfW dr osât t que.

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