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Tome premier.
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rz6 COURS DE PHYSIQUE

Notes sur étant souvent impossible d’employcr un instrument mechanique à la placela III. Leçon, st'un autre, & toujours étant plus commode d’employer P u n que l'autre,dont le choix dépend de la sagacité de l’Artiste.

Ainst dans la balance ( toit que ce soit une balance simple ou une romaine )les marchandises que l’on achete , ou les corps pesants dont on veut con-noître la quantité de matière, ne doivent pas être élevés avec vîtellê, maison suppose seulement qu’ils fasiènt équilibre avec un poids connu , qui danscette machine sort de puissance.

Mais on ne se sert que rarement ou presque jamais du poids comme d’unepuisiànce dans les autres instruments méchaniques, excepté dans un très-petit nombre, & dans les machines de guerre des Anciens, qui ne sont plusen ulàge.

La íorced’un ou de plusieurs hommes est la puisiànce appliquée au lévier ;ici la puisiànce doit toujours surpasier le poids, en ajoutant un peu plus devîteiíè ou un peu plus d’inteníìté à la puisiànce, par-delíus la proportionréciproque requise dans la balance. Avec cet instrument on écarte un peules corps pesants pendant un tems, comme les grandes pierres dans la bâtiíse,les grands tuyaux de bois, de plomb ou de fer dans les machines hydrauli-ques , 8c les grandes poutres ; mais les léviers ne servent qu’à élever ces-corps asièz haut pour les poser fur les voitures, Scc.

Si l’on veut élever une pierre à une hauteur considérable pour la poser«lans l’endroit qui lui convient dans une batiste, ou si l’on veut élever unautre corps à quelque hauteur au-deiliis de trois ou quatre pieds , le lévierdevient inutile , 8c il faut alors employer les poulies selon quelqu’une desméthodes dont on a parlé dans cette Leçon. ( n°. 37,38, 35,40,41). Lespoulies 8t mouilles sont fort commodes lorsqu’on n'a point de place pour un■cabestan , 8c lorlque les corps doivent être élevés en différents endroits ,parce qu’on peut les transporter aisément ; mais le poids ne doit pas êtrefort grand, par la raison que plusieurs hommes ne peuvent pas agir tous àla fois 8c également fur une seule corde ; 8c que 11 l'on augmente beaucoupla puisiànce par le nombre des poulies ou des roués dam les mouffles, lacorde doit être d’une longueur prodigieuse , Sc par conséquent incommode.

Le tour, le cabestan , ou le vindas, qui ne font qu’une même machinedifféremment située , est en usage lorsque les poulies ne suffisent pas. Patexemple , s’il faut tirer l’eau d’un puits profond, on se sert d’une roué avcCdes rayons pour tourner l’aissieu fur lequel la corde est roulée pour élever lesceau ou les sceaux. Dans la bâtisse un cabestan , dont la construction nedonne pas plus d’avantage qu’une mouffle ou poulie à plulìeursf yeux , nesaisie pas d’être plus utile, parce qu’on peut y employer huit, dix ou douzehommes pour pousser les barres, au lieu qu’on ne peut en employer quetrois ou quatre à la corde d’une poulie. Si les quatre barres du cabestan sontsi longues , que trois hommes appliquant leur force fur chacune , celui dumilieu se trouve à trois pieds de distance de l’axe du mouvement, 8c quel’aissieu fur lequel la corde se roule ait six pouces & demi de diamètre , cesdouze hommes seront autant que 72 , mais en six fois plus de tems. On seroitla même chose 8c dans le même tems, par le moyen de deux hommes qu 1marcheroient dans une roué verticale de 24 pieds de diamètre ( que quelques-