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Tome premier.
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EXPERIMENTALE. i ? 7

tws nomment contre-roue , dont l’aissieu horizontal' auroit huit pouces dediamètre , 8c l’on pourroit par l’une de ces machines élever un poids d’environ1111 tonneau & demi, ou de deux tonneaux. Mais fi fur un quai , où l’on nepourroit employer que deux hommes pour travailler à la grue , il étoit requisd’enlever de grands blocs de marbre trois ou quatre fois plus pesants que lepoids dont nous venons de parler , ( car un bloc de marbre de íìx pieds delongueur , de quatre de largeur, & de 4 d’e'paillèur, pélêroit de 7 à 8 ton-neaux ) la contre-roue devroit être de 72 pieds de diamètre, 8c l’ailìieu de8 pouces, ce qui eít impraticable, à cause du volume Ôe des frais ; ou l’aiíficudevroit avoir trois fois moins de diamètre , & alors il ne feroit pas assez fortpour loutenir le poids.

Dans ce cas il faut employer un tour composé , tel qu’il est décrit danscette Leçon ( N°. 47 ) ; mais avec un pignon de plus : par exemple, st l’onarrête à l’aiiïieu précédent de huit pouces de diamètre, une roué dentée defer de quatre pieds de diamètre , 8c st cette roué est engrainée dans un pignonde fer de six pouces de diamètre, dont la roué a trois pieds de diamètre, &engrainc dans un pignon de 8 pouces , dont la manivelle a un pied de lon-gueur , deux hommes feront la même opération avec cette machine , maisils employeront trois fois plus de teins. N. B. Si les dents des roues font decuivre > gr les dents ou fuseau des signons de fer , le mouvement de la machineen fera plus doux & plus uniforme.

Voici le nombre des dents , des roues & des pignons.

Le premier pignon cjtti porte la manivelle , 28.

La première roué qui engraine dans ce pignon , 112.

Le second pignon y 19

J.a seconde roue , 171

Et l’aijjìeit fur lequel la corde fe roule > doit être d'en viron huit pouces de dia-mètre > parce qu’il porte immédiatement le poids par la corde qui pajfe fur quel-ques poulies supérieures ou rouleaux , qui ri augmentent pas la force de la puis-sance.

Si le cabestan avec les barres dont on a parlé , est fixé pour faire le travaildont il est capable, & qu’il survienne une occasion imprévue d’élever de fortgrands fardeaux, il n’est pas nécessaire d’ôter ce cabestan, pour mettre à fàplace la combinaison des roués dont on vient de parler , parce qu’on peutalors attacher une mouille à quelque partie du bâtiment, au-dessus de l’en-droit où le poids doit monter, 8c recevoir la corde du cabestan , enlorte que

force de la puistànce fera augmentée , selon que les mouilles seront à deux ,a trois , à quatre > ou cinq , 8cc. yeux ; ensuite on ôtera les moufHes , & lecabestan agira comme auparavant. Dans l’ulàge de la contre-rouë ou de la8rué de la seconde efpéce ( n°. 82 ), on peut dans les occasions augmenteraussi la puistànce de la même maniéré.

Lorfqu’il n’y a pas lieu d’employer un tour composé de deux grandes roués^ de pignons, on peut faire la même chose par une vis fans fin que l’on faittourner par deux manivelles d’un pied de longueur chacune , & qui engrainedans une roué de deux pieds de diamètre, avec 72 dents portant un aistteu de« pouces de diamètre. On a fait voir dans cette Leçon ( n°. 79 , 81 ) l’avatir^ a S e d e cette machine.

Tome I.

Notes furla 111 . Leçon.

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