Notf.s sur
la 11 f. Leçon.
Planche I 'íFigure 4-
Pfancîie ïo»Figure j. 4»
138 COURS DE PHYSIQUE
Si l’on veut faire descendre dans un cellier des muids ou pipes de vin oud’autres liqueurs, ou si l’on veut les en tirer , on pose une planche le longdes de prés , qui dans ce cas est un plan incliné ; c’est le seul infirmaient rnécha-nique propre à ce deflein. De même lorsqu’on sait des réservoirs pour Peau,dans le jardinage , dans les travaux des fortifications , où les charretes nepeuvent pas aller , on lé íert utilement de plans inclinés de bois à la placedes brouétes, pour porter la terre d’un lieu bas à un endroit plus élevé.
Le coin seul est en usage pour fendre le bois ; car la hache qui sert à fendrele petit bois , n’est qu’un coin avec un manche. Le coin est aulíi d’un granduíage pour élever une poutre qui doit étayer un plancher qui commence àcéder à un trop grand poids dont onl’a chargé , comme dans un Magazin ,& il faut y appliquer de cette maniéré une si grande force, qu’on soit en étatd’élever en même-tems avec le plancher plusieurs mille tonneaux , & lesarrêter tous par le moyen de cette petite machine. Car quoique les vis tour-nées par de longs leviers puilïént beaucoup servir à ce destéin, il doit y avoirun espace astèz grand pour tourner circulairement avec les leviers ; ce qui nese trouve pas lorsque la partie inférieure du Magazin est pleine de marchan-dises , qu’il faudroit enlever avec beaucoup de peine & de dépense. Voyezla maniéré de faire Cette opération dans la 4 e . Figure de la Flanche 13.
B A b D E C est une poutre, qui dans fa situation horizontale marquée parles lignes ponctuées B b & CI), soutient un plancher. Or lorsqu’on met surce pîancher de trop grands poids, la poutre se plie, Lcprend la courbureB A b , ou C E D ( qui est la même ) ; alors on prend un pilier de bois verticalP p-, & on le place au-deííus d’unc forte planche F F , & au-dellòus d’unepiéce horizontale E, ( que l’on volt ici de côté. ) On glissé cette piéce sous lapoutre & au-destiis du pilier de bois ; ensuite on pouffé à grands coups demarteaux les deux coins de bois W , ~w aussi larges que Te pilier, en lesfrapant tous à la fois dans des directions contraires, pour redresser la poutre,& remettre le plancher à la place , fans ôter aucune des marchandises quisont fur ce plancher, & lans remuer aucune de celles qui sont en-deílòus,excepté autant qu’il le faut pour placer , le pilier & la planche.
Tout le monde connoît les usages de la vis pour élever, abaisser, tirer,pouííér, presser ou joindre ensemble les corps ; & il est évident par la feuleinspection, qu’aucun des autres instruments méchaniques ne peut atteindreau même but.
Nous allons maintenant faire voir comment on peut réduire au levier tous lesautres outils ou infìruments méchaniques.
On l’a dé j a fait voir au sujet de la romaine , ( & l'on peut rappliquer auXbalances ordinaires) par la 6'. Expérience de cette Leçon. (N°. 29. )
2 0 . Les poulies se réduisent au levier de la maniéré suivante. On voieclairement qu’une poulie simple comme ED (PI. 10. Fìg. 3 ) est un levierde la première espèce , II l’on en ôte toute la chape, & qu’on ne laissé quela ligne ponctuée E D , qui tient deux corps égaux en équilibre autour d ucentre C. Dans la 4-. Figure la poulie inférieure ge , & la cheville du centrec, est évidemment un lévier de la seconde espèce ,. où la puissance appliquéeen g, éleve dans la direction g d un poids W suspendu à la cheville du centre*. Ici il est clair que c est le point fixe ou apui du lévier, ge la distance de