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Tome premier.
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ijS COURS DE PHYSIQUE

Notes lur II n’est pas nécessaire d’avertit ici, que pour expliquer le second cas, Bíla lí L Leçon, doit être suspendu en D, avec la pie'ce GG, fixée pour l’arrêter dans l’en-droit M, & l’empêcher d’être poulie vers T , & que l’extrémité supérieure■ . , de G F E D K doit être insinuée dans un trou fait fous B , auquel cas le poids

Figure C j i. 4 ' -P doit être suspendu en B pour rétablir Y équilibre.

'* N. B. Pour faire voir par expérience que la force du ressort dans cettetruíion oblique, est égale à io onces, tirez le fléau A B quçpefe 4 onces ,de son piédestal G T ; & ayant suspendu à chaque .extrémité A & B, 3 onces,vous le soutiendrez fous l'on centre de gravité par le tuyau repoussant E H ,placé verticalement au-destòus , Lâous trouverez que le fléau avec les deuxpoids s’cnfoncera dans le fil de fer Hfjulqu’en D, qui est le point où latrulion oblique le poulie.

6 . £ 29. -— Dans tous ces cas le levier eft toujours dit de la première efpéce. JJl y a un autre moyen de distinguer les léviers, selon Arifiote & selon lesÉcrivains en Méchanique parmi les Anciens , & c'est , suivant que le poidss’éleve ou ne s’élevc pas dans la même direction que la puiíîànce. Par exem-ple , dans le levier de la première efpéce , comme il a son point d’apui( centre dc mouvement, ou hypomoclion') entre la puissmee Se le poids , lapuiíîànce doit fe mouvoir en bas , pendant que le poids se meut en haut,Sc ce levier se nomme par les Auteurs , Levier Hétérodrome ; c’est-à-dire,qui travaille ou sc meut de différents cotés : mais le lévier de la deuxième ,

' ,aufli~bien que celui de la troisième efpéce, se nomment tous deux LéviersHomodromes , parce que la puiíîànce Se le poids étant du même côté deP Hypvmocblion , ou point d’apui, ils vont du même côté , quoique dans l’unla puiíîànce gagne toujours, Se que dans l’autre elle perde toujours.

Planche 14. Si nous examinons les instruments qui font le plus en usage , nous verronsl igures ir. clairement que ce font des leviers de l’une des trois espèces. Par exemple,k 14. ]es tenailles ( Figuee 12. ) font composées de deux léviers de la premiersefpéce , dont le centre de mouvement commun est au clou C , la puis-sance étant appliquée aux manches B b pour les preflèr l’un contre l’autre,Se pincer par ce moyen le corps D, qui est comme le poids à l’extrémité•opposée A a. Dans ce cas la puiflànce a íix fois plus de force que li elleétoit appliquée directement au corps D en A , a ; supposé que dans les deuxleviers AB Se ab , la distance de la puissance B C Le b G soit triple de ladistance C A & C a du poids. Ainsi les ciseaux sont composés de deuxleviers semblables, dont le centre de mouvement commun est C , la puis-sance étant appliquée en B/; ( Figure 13.) Se le corps qui doit être coupéétant comme un poids en D ; par où l’on volt évidemment que plus D estproche des points A, a , plus la difficulté de le couper est grande, Se qu’elleest toujours moindre à mesure que D s’approche de C. La force d’un tellevier est remarquable dans les ciseaux des Chaudronniers ou des Taillan-.diers en fer-blanc, ( Figure 14. ) où un homme appuyant fur le manche Bqui fajt.monter la tenaille inférieure A C mobile fur le centre G , a la forcede couper un morceau dc cuivre D d’un quart de pouce d’épaistêur, l’autreícnaillc a CE étant rivée fur deux fortes pièces Axées au bloc F. Les pi»‘ r