i8§ COURS DE P H Y S I Q U E
Notes sur Mais Teffet de cette machine , & des autres semblables , n’estîallI.Leyon. rien moins que le mouvement perpétuel ; Terreur coniìlìe en ceci : Lavîtestè d’un poids n’est pas la ligne qu il décrit en général, mais la hau-i teur où il s’éleve , ou celle de la chute, eu égard a la distance au centre
1 hncie >6 ^ ] a terre. De forte que lorsque le poids ( Ì'ìntre 2. ) décrit Tare A a.
la vitelle elt ia ligne A C , qui marque la chute perpendiculaire ( ou quimesure de combien il s’est approché du centre de la terre ) & de même laligne B C marque la vîtestè du poids B, ou la hauteur à laquelle il s’éleve,loriqu’il monte par un des arcs B b , au lieu de Tare B D ; de forte quedans ce cas , loit que le poids B en montant soit conduit auprès du centreou non , il ne perd rien de la vîtestè qu’il doit avoir , pour être élevé parle poids A. Et même ce poids en s’élevant plus près du centre d’une roue,non-feulement ne perd rien de fa vîtelìè, mais il en gagne encore à pro-portion de la vîtelìè des poids qui le contrebalancent, & descendent dansla circonférence du côté opposé de la roue : Car st nous considérons deuxrayons de la roué , Tun horizontal, & Tautre ( attaché au premier, & semouvant avec lui ) incliné sous l’horizon par un angle de 6 o degrés ( Fig. 3. )& li par la descente de Textrémité B du rayon B C , Tautre rayon C Dpar son mouvement sait monter le poids qui est en D dans la ligne p P ,qui est dans un plan qui empêche que ce poids ne monte dans la courbeDA, ce poids gagnera de la vîtelìè , & au commencement de son éléva-tion , il aura le double de la vîtestè du poids en B ; & par conséquent aulieu cTcn être élevé, il surmontera Tautre poids, s'il lui est égal. Et cettevîtestè fera d’autant plus grande à proportion que T angle A C D est plusgrand , ou que le plan P p (le long duquel le poids D doit s’élever ) estplus proche du centre. Certainement st le poids en B ( Figure 2.) pouvoirpar quelque moyen être élevé en B , & se mouvoir dans Tare 0 /?, on arri-veroit au but proposé , parce qu’alors la vîtestè lèroit diminuée, Lc devien-droit /3 C.
ExPE* R.1ENCE,
P r e N e z le levier B D C fíg. 3. dont les bras font égaux en longueur, &forment un angle de 120°. en C , étant mobiles autour de ce point commecentre : en ce cas un poids de 2 livres suspendu à Textrémité B de la partiehorizontale du levier, tiendra en équilibre un poids de 4 livres suspendu àTextrémité D ; mais si un poids d’une livre est placé fur Textrémité Ddu levier , enlbrte que dans le mouvement de D le long de Tarep A , on faste élever ce poids contre le plan p P , ( qui divise par lamilieu la ligne A C égale à C B ) ce poids tiendra en équilibre 2 livres enB , ayant le double de la vîtestè.de B , lorsque le levier commence à íèmouvoir. On verra cela clairement, II Ton laistè le poids 4 íùipendu en D ,pendant que le poids 1 est au-destùs de lui : car II alors on fait mouvoir lelevier , le poids 1 s’élevera 4 fois austi vite que le poids 4.
Pînnche ir. 1 5 ’ C 8°. —— Le poids & la potence reculeraient , & ne feraient en repos qu*Figure j. fur W", &c. ] Dans la 3 e . Figure de la Flanche ir , CGqft reprélente I ehaut de la potence avec fa poulie à son extrémité r, 8t son centre (ouïesommet de son aístîeu ) en C. On doit observer ici que la partie horizontal^