273 COURS DE PHYSIQUE
Notes sur les os à leur place , ce qui les fait résister comme feroit un os entier forméla III. Leçon, en arc.
Cela fait voir combien il est aisé à l’homme de la Figure 2. de soutenirun canon qui pel'e deux ou trois mille livres. La même solution peut ausltservir à expliquer la résistance de l’homme de la Figure 1. Planche 19 , quecinq hommes ( 8c même dix hommes ou deux chevaux ) ne peuvent pastirer de fa situation ; lorfqu’il est astis de maniéré que ses jambes 8c les cuistésfont dans une ligne horizontale P F, ou dans une ligne inclinée vers A ;car alors quoiqu’il y ait une différence entre la posture d'un homme astis ,8e celle d’un homme debout, décrite ci-devant, cependant à raison de lamobilité des têtes des os des cuistés dans les acetabules ou cavités ducoxendix , sarc est le même , 6c austi fort qu’auparavant, ses extrémitésétant également soutenues par les jambes 6c les cuistés. Ce n'est que lepliement des côtes au-destùs de la ceinture , pour tenir le corps élevé ,qui fait la dist’érence de la position de l’homme , quoiqu’elle ne soit passensible dans les parties résistantes. L’impoffibilité de surmonter la résistancede l’homme qui est astis avec la ceinture autour de lui, fans écraser sesjambes 6c ses cuistés par leurs extrémités l’une fur l’autre, dépend de cequ’on a dit dans la 5c. Note fur la 3 e . Leçon , où nous avonsfait voir qu’tine puistànce n’a aucun ester fur un levier , lorfqu’elle tirecontre le centre du mouvement. On expliquera mieux cela par la 2 e .Figure de la Planche 19 , ou le levier H L , dont le centre du mouvementest en L, représente les jambes 6c les cuistés de l’homme fort, la puissancedes hommes 3 e des chevaux qui tirent en M , est appliquée en H , 6c tiredans la direction H L. La même chose doit arriver , lorsque le levier estdans la position H L ; mais si l’homme s’aíiéyoit eníbrte que son derrièrefût plus haut que ses pieds , 6c qu’il eût fes jambes 8c ses cuistés dans laposition du levier h L ; M Ih , ligne de direction de la puislànce , forme-roit avec le levier sangle lh L, dont le sinus étant IL, réduiroit factionde la puislànce au même cas où elle feroit , si le poids de l’homms étoifsuspendu en h au long bras du levier recourbé h L l ; 8c si la puislàncetiroit au point / par le petit bras l L. Alors si la puislànce étoit au poidsdans une raison un peu plus grande que celle de ô L à / L, f homme feroittiré en haut par un arc du cercle dont le centre est en L , fa résistancedécroistànt continuellement, parce qu’alors il n’y auroit que Ion poids quiagiroit contre la puistànce, par le moyen d’un levier qui dans l'on mouve-ment augmenteroit continuellement la distance aiïïve de la puislànce , 6cdiminueroit celle du poids. Ainsi comme cela peut arriver à un hommeastis fur une planche horizontale, li fa ceinture est un peu trop haute, ous’il est tiré subitement avant qu’il fe loit bien fixé , 6c que fes jambes 8cfes cuistés soient dans la position qui leur convient ; je voudrois que laplanche fût toujours inclinée comme F G , pour prévenir cette surprise ,qui peut alors arriver difficilement, parce que le point H devroit monterentièrement au-destiis de la ligne LP, avant que la puistànce eût gagnéaucun avantage. Mais pour être encore plus sûr, au lieu de la fente DL,(ou L /, Figure 2. ) je n’emplois qu’un l'eul trou en L pour y faire p ail fi-la corde, qui doit toujours être entre les jambes 6c les pieds.