EXPERIMENTAL, E. 279
J’aî remarqué que ces prétendus hommes joris avoit quelquefois un bâton Notes fils
Court & fort tl’environ un pied de longueur, attaché à la corde en K, asm la IV Leçon,qu'en cas de surprise, ce bâton pût s’arrêter contre les apuis D & C , &empêcher par ce moyen ces hommes d'être entraînés plus avant dans cecas, & alors ils tiennent le bâton à la main , voulant faire accroire qu’ilstirent avec leurs mains pour faire paroître le tour plus extraordinaire.
Quant à la rupture de la corde , les muscles doivent agir en étendant lesjamoes ; & pour mieux expliquer cette action , nous devons coniìdérer unhomme qui rompt la corde tel qu’il cil représenté dans la premiere Figure dela Planche 20, cette maniéré étant plus simple, que lorl'qu’on la rompt dela maniéré marquée Figure 3. Planche 19.
La corde étant attachée au poteau en P , ou à quelqu’autre point fixe,on la fait palier par un œil de fer L à un crochet de la ceinture H del’homme H J , & on l’attache avec une gance ou autrement, de maniéréqu’elle soit bien tendue , pendant que les genoux de l’homme font pliésensorte qu’il ne manque qu’environ un pouce pour avoir les jambes & lescuisses entièrement droites. Alors íì l’homme étend subitement ses jambes,
Lc se redresse lui-même, il rompra aisément la même corde qui arrête deuxchevaux lorfqu’ils agiiìènt avec toute leur force pour la tirer, comme unecorde de charréte , ou d’environ ^ d’un pouce de diamètre. Un homme d’uneforce moyenne pourra la rompre par faction des dix muscles * qui étendentles jambes, & dont chaque jambe en a cinq.
Si la corde est aíìèz forte pour soutenir 1800 livres ,■ mais fi elle doit sebriser par un poids un peu plus grand , deux chevaux ou dix hommes nepeuvent pas la rompre en tirant simplement contre l’homme astis de 1*
Figure 1. Planche 19.
Car un cheval dans les travaux ordinaires de stx heures par jour , nePeut tirer que 240 livres ; il ne peut pas tirer plus du double de cePoids , lorlqu’il agit avec toute la force ; & ainsi deux chevaux oudix hommes, qui font autant que deux chevaux, ne peuvent pas par unesecousse tirer au-delà de 1000 livres , au lieu qu’on a supposé la cordea slez forte pour soutenir 1800 livres , & cependant un homme ordinairedans la posture de la Figure 1. Planche 20. peut la rompre. Nous ne devon»
Pas être surpris que les muscles extenseurs des jambes agissent avec tantde for Ce , lì nous faisons attention à leur grosseur & à leur longueur,b'Hout íì nous les comparons avec les quatre muscles qui tirent en haut*os de la mâchoire inférieure ; Car ( quoiqu’ils ne pèsent pas tous quatre
. 4 Les cinq muscles qui étendent chiquej a mbe, ('ont décrits par les Anatomistes quiCllr donnent les noms suivants. 1. l.etfíern }'rar :e , íx ( j H i prend son origine dans la
jinc de IVr ìltum
Partit: supérieure de 1 epi^ 'lui lè termine un peu au dessous dufc ç nou x j ans j a p art ie de devant, & exté-Jp l,rc d u tíl-ia Si du Ftbula- 2. Le nthisrjç 1 Prenj la naissance dans la partie iníé-*nin<; C ^ e J 'P’ nc de Vos ilìum ,
& se ter-
auísi lU i p CU au-dessous du genoux
dans la partie de devant du tibia, 3. Levastus externus qui vient de la racine duplus grand rotateur , & le termine un peuau-dessous du p niella. , auprès du mémoendroit que le premier. 4 Le vaftris inter-nas qui vient de k racine du plus petitrotateur , & se termine ansti un peu au-dclsous du patella. <>. Le cinq iéme est lecrunus qui vient de la partie de devantI’os de la cuistc , entre les deux rotateurs r& se termine au méme endroit que le premier».