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Tome premier.
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280 COURS DË PHYSIQUE

Notes fur une livre ) ils incitent cependant certains hommes en état d’écrafér unla IV. Leçon, noyau d’abricot ou de pel'çhe , qu’on ne sçauroit rompre sans un poid#immense. Voyez la sixième Note sur notre troisième Leçon , ou pourmieux satisfaire ía curiosité , on peut conlulter le Livre de Borelli, de Motuanimalium , où il a fait voir quelle ed la force particulière des muscles.

La maniéré de rompre la corde , qui est représentée dans la Figure 3. dela Planche 19 , quoique plus embarrassante , est plus elîicace pour y par-venir, que celle que nous venons de décrire ; car le même homme peutdans cette position rompre une corde , qu’il ne lçauroit rompre danssature position. Pour comprendre cela , il faut observer que l’hommeprend la corde lì courte , que lorsqu’il grimpe en haut contre le poteau,îì l’œil L ( par lequel la corde paste ) est entre les doigts du pied , lestalons étant plus bas en T , lorsque les genoux font droits , la longueurT H de ses jambes & de ses cuilíès T H , est plus grande que la longueurde la corde & de la ceinture de L en H ; eníbrte que nous pouvonsconsidérer dans l’homme & la corde le triangle Ih t tracé en-delìòus del’homme dans la Figure ; le côté / h repréítnte la longueur de la corde ,6t le diamètre de la ceinture ; la baie It les pieds de l’homme ; & le plusgrand côté íh, les membres étendus, ou les jambes & les cuistès lors-qu’elles font droites!- Or dans la notation des longs côtés de ce triangle,lorsque le côté Ih devient horizontal en / r ( se mouvant dans Tare h r rautour du centre l , ) le côté r h vient à la situation íù, (à mesure qu’ilse meut autour du centre t dans l’arc hhs~) & par conséquent il saut ouque la corde s’étende de r en h , ou que le point h , en pliant les genouxs’approche de r ; ou enfin que la corde se rompe ; & c’est ce qui doitarriver , surtout li l’on fait réflexion que plus le corps delccnd ( avec lesmembres roides ) autour des doigts du pied qui lònt le centre de son mou-vement , plus la distance r h est grande , comme on le voit un peu au-' délions en r s ; ensorte que li la corde s’étend un peu au commencement,elle doit íè rompre à la fin , & l’homme doit tomber fur le lit de plume,ou fur quelque autre corps mou pour le recevoir en B. Car li l’hommetrouve que l’aólion des muscles extenseurs des jambes ne lùflit pas pourrompre la corde , il peut dans cette position y ajouter aisément tout lepoids de son corps avec une secousse , en le pouflânt lui-même en arriéré.

La posture de la Figure 4. Planche 19, (où l’homme sort ayant un enclumesur sa poitrine ou sur son ventre , soussre qu’un ou deux autres hommessrapent avec un gros marteau fur cet enclume , & y forgent un morceaude fer , ou qu’ils y coupent une barre de fer froid avec des cizeaux )quoiqu’elle parodie surprenante à certaines gens, n’a rien au fonds demerveilleux ; car tout conlisté à soutenir l’encíume ; 6c plus l’enclume estpelant, moins les coups de marteau sont sensibles : Si l’enclume n’étoicque deux ou trois fois plus pesant que le marteau , l’homme sort lèroittué après quelques coups. On comprendra ceci plus ailément , li l’on forappelle ce que nous avons dit dans la seconde Leçon ; car plus l’enclumpa de matière, plus il a d 'inertie , & moins il est capable d’être tiré de I 3place , parce que lorsqu’il a reçu par le coup tout le momçntum du mar-te» 1 *