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Tome premier.
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304
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Leçon V.

* MòtIk’iXH

*' Note an-

Pfániii'ezj.Silure. J©v

3 ;o6 cours de physique

Supposons qu’un homme employé une certaine force pour fairerouler une boule fur un tapis verd qui n’est ni mû ni entraîné , ÔCqu’il ne puisse la pousser qu’à 20 verges avec cette force, si le tapisverd fe meut, cet homme avec la même force poussera la bouleplus loin, par exemple, à 30 verges; si le tapis verd est nonfeulement mû, mais encore entraîné, la même force poussera laboule ( par exemple ) à 40 verges , ôt si l’on ôte toujours un plusgrand nombre d’obstacles , la boule ira encore plus loin. Par oùl’on peut conclure aisément que íì le plan fur lequel la bouleroule peut devenir parfaitement poli ôt mathématiquement uni,,la boule vrayement sphérique, & si l’on peut détruire totalementla résistance de l’air , cette boule roulera toujours ( ou plûtôtglissera ) fur ce plan s il est étendu à finsini.

3. Nous avons fait voir d’après Newton (Lef on 3. n°. 8 5.que li un corps est poussé par deux forces dont les directions fontun angle quelconque, il décrira par son mouvement la diagonaled’un paralîélograme, dont les deux côtés contigus représentent( par leurs longueurs ) les quantités respectives de ces forces ôt( par leur inclinaison ) leurs directions : nous avons fait voir aussi *que ce corps décrira toute la diagonale par faction de ces deuxforces dans le même te m s qu’il auroit employé à parcourir fon-des deux côtés contigus, s’il n’y avoir eu que f une de ces forces;qui eût agi fur lui.

Ceux qui ne font pas accoutumés aux démonstrations mathéma-tiques , ne conçoivent pas cela si aisément ; parce que pendantqu’ils observent faction de fune des forces , ils ne font pas atten-tion à f autre ; mais la chose deviendra sensible , si son considèreles cas où f espace dans lequel un corps fe meut, est transportédans une direction * différente de celle où le corps paroît femouvoir plus immédiatement. Supposons, par exemple, queT S ( Planche 23. Figure 10.) est un bateau de transport ( o uplûtôt le plan d’un bateau ) H hg G le canal où le bateau marche.dans la direction T S ôt A ôt B deux personnes assises fune vis-ìí-vis de l’autre dans le bateau. Supposons maintenant que lapersonne en A jette un corps, par exemple, une balle à la personne’en B, ôt ainsi réciproquement, tous ceux qui sont dans le bateau-regarderont cette balle ainsi jettée comme fe mouvant unique-ment dans la ligne AB, soit que le bateau soit toujours çn repos?.*ou* qu’il fe meuve le long du canal ; quoiqu’il n’y ait qu'u ne feule'force qui. agisse fur la balle dans la direction A B, lorsque I e