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Tome premier.
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EXPERIMENTALE. 507

bateau reste en repos, & que par cette force il se meuve réellementdans cette ligne ; mais lorsque le bateau marche , il y a aullì uneautre force qui agit sur le corps dans le même tems selon la direc-tion A a, & le corps par cette action composée est réellement porté■dans la ligne Ab , quoique les personnes assises dans le bateaus imaginent que la balle va toujours dans la ligne AB, parce quellessent portées le long du canal, & quelles oublient que la force quitire le bateau, tire aussi la balle qui en est une partie, comme elle lestu 'e elles-mêmes. Mais cela est évident aux yeux d’un homme quiEst fur le rivage en C ; car lorsque le bateau est arrêté, en regardantVei 's D au côté opposé, il voir la balle se mouvoir ( comme elle lesait réellement) dans la ligne A B. Mais lorsque le bateau se meut,& passe de la position T i> à la position t s, dans le même temsTue la balle se meut en travers, de la personne A à la personne B, ilEst clair ( & un homme qui est sur le rivage en C le voir ) que la ballese meut dans la diagonale A b, parce que la personne qui étoit en b*te la reçoit que lorsqu’elle est arrivée en b parle mouvement dubateau ; quoique la personne qui est vis-à-vis en A ( étant dans leîenis portée en a) ne s'en apperçoive pas, la chose ne laisse pas d’êtrcvisible à celui qui est en C. Mais íì l’homme qui est en C étoit:fur une planche A C attachée au bateau, & qu’il fùt porté de Cen c, il ne distingueroit pas entre la ligne A B & la ligne Ab,mais ( lorsqu il seroit arrivé en c) il croiroit que le corps s’est mû.dans la ligne a b qu’il prendroit pour AB, à moins qu’en íixantfa vue fur le canal, il ne fît réfléxion qu’il ne voit plus le pointj vis-à-vis de lui, mais le point d. Ainsi dans un vaisseau si unhomme qui est fur le pont auprès du mât jette en haut une pierre^ un autre qui est fur la hune , ou s’il en reçoit une de celui-là ,à pierre fera mûë parallèlement au mât, ( en supposant que leuiâtlbit droit) soit que le vaisseau soit à l’ancre ou à la voile;ss u oique dans le premier cas la pierre se meuve perpendiculai-r ement, & dans le second obliquement par rapport à l’horizonjhontant ou tombant dans la diagonale d’tin parallélograme dontcôtés contigus représentent les deux forces qui agissent fur laP le rre , l’une perpendiculaire ôc l’autre parallèle à l’horizon ,P^ e cisément comme dans le dernier exemple, les deux forces A B**• Aa agissent fur la balle poussée horizontalement dans le bateau.

B. Soit que le bateau aille plus víte ou plus lentement ( auqueltas ^ ligue Ab devient plus longue ou plus courte) h balle décr "”

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Leçon V.