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Tome premier.
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542 COURS DE PHYSIQUEeçon V. les espaces doubles D /, f h, ôcc. chaque seconde ; mais la pesa n "teur agissant aussi fur lui au commencement de la 3° seconde,lorsqu’il est en D , lui ajoute une force capable de lui faire parcourirdans une seconde un espace égal au premier A B : par conséquentil décrira z espaces ou perches ( ou l’espace D G égal à 3 perches)dans la 3 e seconde. Au commencement de la quatrième seconde,la pesanteur agissant par une quatrième impulsion, ajoute unenouvelle force égale à la premlere ; ce qui fait qu’il doit parcourirla longueur G L, ou quatre perches ou espaces dans la quatrièmeseconde, ôc ainsi de suite, ( n°. 11.) ôc ce sera là un mouvementuniformément accéléré.

Ce mouvement d’un corps ainsi accéléré dans fa chute feroitle mouvement réel des corps qui tombent, si la pesanteur n’agissoitque par intervalles, comme nous savons supposé, pour aider al’imagination : mais comme elle ne cesse pas d’agir, nous devonsremplir les intervalles entre le commencement ôc la fin de chaqueseconde ou petite partie du tems.

Ainsi en considérant que le corps décrit l’espace A B ( PlancheF^ures.*** 2$. Figure 9.) dans la premiere seconde , nous ne devons passeulement considérer la pesanteur comme un nouvelle forcecapable de faire parcourir au corps une perche de plus au com-mencement de chaque seconde ; mais aussi durant tout le temsde chaque seconde. Par exemple, en B au commencement dela seconde seconde, le corps ne reçoit pas seulement uneimpulsion additionnelle pour le porter en d au lieu de c , maisencore durant le tems de la seconde seconde, il reçoit une autreimpulsion qui le porte en E au lieu de d ; en sorte que le corpsdécrit 3 perches durant la seconde seconde. De même au com-mencement de la troisième seconde* lorsque le corps est en E,il reçoit encore de la gravité une impulsion au commencementde cette seconde, ôc une autre pendant le tems de la secondeien sorte qu’il décrira cinq espaces E jg, gh , hi ôc t K durantle tems de cette troisième seconde. Ainsi dans le tems de l aquatrième seconde, le corps ( par la même raison ) décrira sestespaces ou perches de K en R, ôc ainsi de fuite ; le nombre desespaces parcourus augmentant de deux à chaque seconde ; c’eso.à-dire, selon la suite des nombres impairs 1, 3 , 5,7,9, ôcc.

Comme la plupart de mes Auditeurs, quoique fort curieux, nesont pas exercés dans l’Etude des Mathématiques, j’ai toujourstrouvé qu’il étoit très-difficile de leur faire comprendre Y cite*