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■ 43 8 COURS DE PHYSIQUE
frr tum est produit par une petite quantité' de matière qui íè meut avec unegrande vîtestè. L’explication de ceci donnera quelque jour à la dispute surï’ancienne Sc la nouvelle opinion. Car lì son suppolc que A C D E ( Planche28. Figure 8. ) est un pan de murais e , ( dont on représente ici la coupe hori-zontale} & qu’il loi t frappé par un boulet de canon ou par un bélier en 13 ,Pester dans le premier cas, fera que le boulet de canon |( en supposant qu il aitune vîtelíè suffisante ) travcrlèra la muraille, íaiiànt le trou abP>c, outoutau plus le trou d c B c , de la figure du cône tronqué, ébranlant un peu plusdc la muraille que les parties qui lònt fort proches de ce trou , parce que luvhestê est fi grande, que le mouvement n’a pas le tems d’être communiquefort loin, torique le boulet traverse la muraille. Mais lì un bélier, arec le mêmetnsmentum , Sc avec une vîtelíè d’autant plus petite qu’il a plus de matière,frappe la muraille en B , il l’ébraníera tout autour à une grande distance, lumouvement ayant le tems de se communiquer ; & lì les coups fucceffifs lontcontinués de maniéré que le lêcond soit donné avant que l’ébranlement pro-duit par le premier , se soit dissipé ; après plusieurs coups on renversera ungrand pan de muraille comme F GH J. C’est là le moyen que le lieur Chrij-tpj.be W'ren a souvent pratiqué pour abattre de vieillies ruines Sc batistes,&: pour élever de nouveaux édifices dans l’endroit où e'toient les anciens :& il dit, qu’il n’a point trouvé de moyen auffj expeditif pour démolir devieilles murailles, dont le mortier étoit prefqu’austì dur que la pierre même-11 est vrai qu’à la'guerre le canon est préférable au belier des Ancienspour plusieurs raisons : j’en ai rapporté quelques-unes dans la Leçon a e *n®. 9 , Sc dans la y Note , & dans ces cas il faut remarquer que les Astìegeansbattent obliquement, préférant de frapper les murailles obliquement p asdifférentes batteries , quoiqu’avec moins dc tnomentum, afin que le secondboulet puistè les abbatre torique le premier les a ébranlées : ce qui est pb ,sefficace que de faire plusieurs petits trous dans une muraille en la frappant per-pendiculairement. Pour éclarcir ceci encore plus, je vais repeter ce que j’ai déj adit dans !cj Tranflatfions Philosophiques, (1?. Ijó') fçavoir, w que lorlqu’un* 3« porte est à demie ouverte, oc qu’elle se meut très-librement fur ses gonds >•> lì l’on tire contre cette porte un coup de pistolet, la baie traversera ssn§•« la remuer de place ; mais si l’on prend une grande mastè de plomb , ^» qu’on la poulie contre la porte, avec la même force qui fait mouvoir $« balle du pistolet, la porte sortira de sa position, Sc sera portée sur les gond?» hors de fa place ; parce que dans le premier cas le mouvement de la ba” em n’est communiqué qu’à peu de parties de la porte, St que dans le derni csv cas il est répandu fur toute la porte. Et même la porte fera mue par le cous*w quoiqu’il y ait dans le plomb u;ne partie qui avance, & qui ne soit pas plu'» gtoste qu’unc balle de pistolet, pour pouvoir ne frapper la porte que h^ 3» même étendue de surface qu’avoit fait la balle. -»
5 • C 3 5 • ZZ 5- Un fluide reflfera quelquefois autant qu un solide, ^ c \]
S u p p O s o n s qu’un morceau de bois , comme une planche d’un p° utd’épaiílêur, soit de la même pesanteur spécifique que seau, & que c ctt< jeau dc mente épaisièur couvre une surface d’argile ; & voyons quell'estet .d’un boulet qui frappe le lòlíde ou le fluide. Su pp o ions encore