EXPERIMENTALE. 161
ballon , comme on le voìt dans la Figure I r. Afin que le poids comme C, qui Notes lu r la
rend l’instrument propre à éprouver les eaux de riviere ^ lorsqu’il s’enfonce jus- IXe. Leçon.
qu en R\V; puise servir aujji à éprouver le vin ou les autres eaux qui diffèrent
ajsez peu pour pouvoir marquer leurs différences far la tige , fans y substituer en
bas un autre poids. Ains SP marquera l’eau de source j M T l’eau minérale , S E
l'eau de mer, & S A l’eau des sources salées pendant que les marques qui font
au- dessus , comme br,ra j p o , me y descendent sous la surface de C eau dans le
v ai seau oh P Hydrometre est plongé, lorsqu’on le met succefstvement dans l’eau de
Bristol, dans l’eau de pluie , dans le vin de Port & dans le vin de Montagne ,
Ceux qui font accoutumés à ne boire que de seau, distinguent au goût lamoindre différence qui se trouve dans fa pesanteur spécifique ; pareeque la pluspure & la plus laine est celle qui est la plus légere. J'ai fait autrefois un Hy-drometre pour un ami, avec quoi il distinguo!r une eau qui étoit P^ 1S
pesante qu'u ne autre. Il étoit tel qu'on le voit dans la Fig. i 3, Planche 20.
C B £ est un ballon de verre creux d’environ trois pouces de diamètre, avecUn petit ballon en dessous, d’environ un pouce de diamètre. Il a un petit colen C auquel est attachée une tête de cuivre avec une écroue très-fine danslaquelle la pieceCc entre à vis. Cette piece est jointe au fil de cuivre C Ad’environ d'un pouce de diamètre & de 10 pouces de long. Il est divisé pardes marques sensibles en pouces & dixièmes de pouce. Lorsqu on a mis unecertaine quantité de petites dragées de plomb dans le ballons, de maniéréque la tête C c avec ion fil de cuivre C A, y étant arrachée à vis, le tout s’en-fonce jusqu’en D ( par exemple de 5 pouces) dans l’eau de riviere, ou dansl’eau de source ; fi l’on observe de combien cet Hydrometre s’enfonce plusdans une espece d’eau que dans une autre , on trouve leur différente pesanteurspécifique jusqu’à la 40000 e partie, qui répond à un dixième de pouce mar-qué sur la tige AC. On prouve la vérité de certe précision , de la maniéré sui-vante.
Lorsque l’Hydrometre flore dans l’eau de la jatte J K L M (Fig. 15.) la sur-face de l’eau coupanc la tige en D, si l’on ajoute le poids d’un grain au hautde la tige en A , l’mstrumenc s’enfoncera de maniéré que la marque D fera unpouce au dessous de la surface; ce qui fait voir qu un grain est capable del’ensoncer d’un pouce. Lorsqu’on pess cet Hydrometre dans une balance, ontrouve qu’il pefe 4000 grains (& ayant trouvé pat une aytre Expérience quechaque pouce du fil de cuivre gradué pefe 10 grains) il s’ensuit que la partieenfoncée D C Bée D doit prier 39 5 ô grains ; mais comme on l’a dit ci~de-vant *, un volume d’eau égal à D C B b c D , partie plongée de l’Hydrometre, * No. yi
pefe précisément autant que tout l’Hydrometre, c’est-a-dire, 4000 grains.
On peut donc avec' cet instrument comparer ensemble les différons volumesd’eau de 4000 grains, selon leurs différentes pesanteurs specifiques; & puis-que tout l’instrumenc s’enfonce d’un pouce par le poids d’un grain, & qu’ilpeur ne s’enfoncer que de la dixième partie d’un pouce ( différence qui s’ap-perçoit dans les eaux ou il flotte)il est évident qu’on y peur distinguer la di-xième partie d'un grain fur 4000, ou la 40000 e partie de tout le volume deseau. N. B. En variant la quantité de la dragée de plomb dans le petit ballonb, on peut rendre l’mstrumenr propre à comparer deux autres liqueurs quel»conques, qui ont presque la même pesanteur spécifique,
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