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Tome second.
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EX P ERIMENTALE.

Leçon ce que nous avons à dire fur la Pneumatique.

Tout ce que je puis faire ici est de joindre à cette Leçon deuxdissertations íur l’élévation des vapeurs ôc la formation des nuéesôc de la pluie, pour achever la théorie des meteores, & pourmieux développer l’ufage de plusieurs machines propres à lesobserver Lc qui ont déja été expliquées. J’y joindrai aussi madissertation fur l’Electricité, puisque cette nouvelle propriété descorps qui a tant d étendue, est un agent puissant dans plusieursphénomènes, où l'on croyoit qu’elle n’avoit aucune part.

Leçon X.

Tranfact. Philos. N°. 407. Bsiay pour expliquer la cause de l'élé-vation des -vapeurs , la formation des nuées, & la chute de lapluie , envoyé au Doíìcur Rutty , Secrétaire de la Société Royale ,par M. J. T h. Defaguliers , JDoBeur en Droit , 'de la SociétéRoyale,

MONSIEUR,

« Ce qui m'a déterminé à écrire fur un sujet qui a été traité»> si souvent , c’est qu’aucune des explications qu’on a don-« nées jusqu’ici de ce phénomène ( au moins de celles qui font« venues à ma connoîslance ) ne m'a paru suffisante pour en expli-'' quer toutes les circonstances.

m Le Docteur BTie'wentyt , quelques autres disent , que les» particules de feu séparées des rayons du soleil, s’attachentaux» particules d’eau & forment avec elles des molécules , ou petits» corps qui font plus legers spécifiquement que Pair , & qui,«par conséquent, selon les loix de PHydrostatique, doivent" s’élever Lc former des nuages, qui restent suspendus loríqu’ils« arrivent à une hauteur où Pair qui les environne est de même» pesanteur spécifique,

« Que la pluie fe forme par la séparation des particules de feu« d’avec celles de Peau, & que celles-ci reprenant alors leur pre-«miere pesanteur spécifique, Pair ne peut plus les soutenir, La» & qu’elles doivent par conséquent, tomber en goures. Voyez» le Philosophe Religieux de Niewentyt , contemplation 19. de->» puis la section n. jusqu’à la section 25.

« Mais ce fy sterne est sujet à bien des difficultés : i°. Il fup-» pose que le feu est une substance particulière, ou un élémenç* dístincst , ce qui n'a jamais été prouvé jufqu’ici par des expé*T orne J J, Xx