34 6 COURS DE PHYSIQUE
Leçon X n riences convaincantes ni par des observations suffisantes. Ec leI « Docteur Hales , dans son excellent livre de la Statique des Vè~», gétaux , a fait voir que cette opinion n’avoic rien de ïblide. Il a», même démontré que dans les opérations chymiques, les corps», que l’on avoir cru devenir plus pesans par les particules de» feu qui s’attachoient à eux dans la calcination , ne devenoient», plus pesans que par Padhésion des particules cfe ì’air , Sic. , puis-» qu’on a fait voir que l’air étoit absorbé en grande quantité par», certains corps, &. qu’il est engendré ( ou réduit d’un état fixe,, à un état élastique ) par d’autres corps • il peut même être en->, gendré & absorbé successivement par le même corps, fous dif-»» férentes circonstances.
», En second heu. Quand même on accorderont Phypothése» proposée, la difficulté resteroit encore sur la production de la», pluie par la séparation du feu d'avec Peau : car le Docteur», Niewentyt attribue cet effet à deux causes différentes ; i°. à la»> condensation ( section 23. ) prétendant que lorsque des vents», contraires soufflent contre la même nuë Sc poussent les parti-„ cules aqueuses les unes contre les autres, le feu qui leur étoit», attaché lâche prise, & ces particules (devenant alors fpécifi-», quement plus pesantes ) fe précipitent & fe changent en pluie.», Ensuite dans la section suivante, il attribue cet effet à la raré-»» faction , car il dit, „ que lorsque le vent soufflant obliquement>»vers le haut, fait monter un nuage dans un air moins dense», ( c’cst à-dire , plus leger spécifiquement que le nuage) le feu», qui en s’attachant aux particules d'eau les rendoit plus légé-», res, se dégage de lui-même en s’élevant par fa légèreté, Peau», devient trop pesante , non seulement pour le soutenir dans cet», air leger Sc moins dense , mais encore dàns un air plus pesant &», plus dense auprès de la terre ; Sc ainsi elle fe change en rosée,», brouillard, pluie ou neige, selon que les vapeurs aqueuses font», ou raréfiées ou comprimées.
,, La premiere de ces deux causes de la pluie est contraire L», Inexpérience ; car lorsque deux vents opposés soufflent Pu n con-», tre l’autre , fur une région de la terre, le Baromètre monte», toujours ôc le rems est serein. E11 effet, comme le remarque» le Docteur Halley dans TranfaBions Philosophiques , jq ».,» 183. L’air étant accumulé en dessus, devient plus pesant spé-h cifîquement autour des nuages, lesquels ( aulieu de fe changer» en pluie, comme le suppose le Docteur Niewentyt) montent