Band 
Tome second.
Seite
458
JPEG-Download
 

NgtEs sur laXle. Leçon.

' 4r g COURS DE PHYSIQUE

afi.i de pouvoir la pouffer en bas pour couper la veine. Lorsqu’on eut bien*vu : dé le récipient, on poussa la lancette dans le vaisseau sanguin , & le sang;descendit dans la tasse plein d’air ôc d éçûmes ; ce qui convainquit tout lejponde.

Pour rendre un compteexact de tout ce qui a rapport à l’air des poumons,il faut faire les réflexions suivantes.

Outre le rafraîchissement du sang, qui se sait par le moyen de l’air à cha-que inspiration ; l’air non seulement sort par degrés des poumons pour entrerdans le thorax en petite quantité,, mais il passe par les vésicules & par lesjointures dans le sang , où une partie se fixe & se joint aux globules, le reste'sirculant avec le sang juíques aux extrémités» Ge sont les phénom enes quenous avons à prouver.

Je pris les poumons d’sin lapin Sc en ayant îi é la trachée artère à un tubede verre , avec d’autres vaisseaux que nous coupâmes, je soufflai dedans avecpeu de force, jusqu’à. ee qu’ils fustènt pleins ; majs lorsque je voulus y soufflerun peu plus, je trouvai que l’air s’echappoit, quoique les poumons ne parussentpas endommagés. Pour trouver la force capable d’ouvrir tous ces petits passa-ges, je pris un tube recourbé ou un Typhon renversé y dont une branche étoitd’environ neuf pouces & l’autre environ de ra. Je tins celle-ci dans la boucheaprès avoir mis environ sept ou huit pouces de mercure dans la courbure dufyphon; ayant ensuite enfoncé dans l'eau. avec un poids les poumons du lapin& mis dans ma bouche le bout du tuyau de verre attaché à la trachée artèreavec la longue branche duTyphon qui étoit Hors de la jatte, lorsque les pou-mons y Turent plongés ; je soufflai dedans jusqu’à ce que le mercure nie parutêtre d’environ deux pouces plus haut daiis ía branche courte que dans la longuebranche du fyphon , & dans le même tems, 4’air commença à s’élever en pe-tites bulles qui se suivoient dans l’eau» Lorsque j’eus soufflé plus fort, je nem’apperçus pas d’aucun nouveau courant de bulles d’air; mais je vis seule-ment que l’air alloit plus vîte,,à mesure que le mercure s’élevoir à près d’unpouce plus haut. Cela fait voir que l’air peut pénétrer les poumons sans qu'ilssoient blessés ; mais qu’il faut une force plus grande que celle qui agit natu-rellement dans l’infpiration & dans- l’expiration.

Le Docteur Hâles a trotivé que l’air dans les poumons peut se dilater d’en-viron un huitième plus que l’air ordinaire ne lé sait par la chaleur des pou-mons ; & que par conséquent, l’ait dans le thorax en dehors des poumons doit:être dans un état moyen , dé forte que la cavité du thorax- doit être resserréepar Rabaissement des côtes & l’élévation du diaphragme ; cet air devenantplus dense, doit abaisser les poumons ; ce qui produit l’expiration. Lorsque lescotes s elevent & que le diaphragme descend dans íà concavité , la cavité duthorax augmente ; son air est afíoibli & cède a l’air extérieur qui entre dans lespoumons & procîuit l’inspiration. Mais si l’inspiration ou l’expiration sont ar-rêtées» am nez & à la bouche, pendant que les muscles de l’abdomen agissentpour faire ces opérations, il y aura assez de force pour faire passer l’air despoumons dans le thorax ou d u thorax dans les poumons, & pour altérer par cemoyen là quantité ou la quahte de cet air qui est ainsi renfermé, autant queLexige la lante de I animal. . 1

Quant al’air qui se mele avec le sang, en passant par les poumons,, comme'