4éo COURS DE PHYSIQUE
Notes sur la l es glaces ; car sécant refroidies, si on les éleve encore, elles condenseront íesXíe, Leçon. vapeurs & produiront de la rosée, fans quoi il ne se fera plus de nouvelle-condensation quand même on voyageroit plusieurs heures.
Quoiqu’il y ait peu d’animaux qui puissent supporter le vuide, les plus ten-dres animaux souffrent l'air condensé. Je l’ai éprouvé fur une Linotte & fur, plusieurs autres Oiseaux qui ont soutenu deux atmosphères, outre l’air ordi-naire ( c’est-à-dire, un air dont la densité étoit triple J sansparoîrre en êtreaffectés : & fur un rat qui essuya quatre atmoipheres fans en être incommodé*& qui étant ensuite mis dans le vuide, expira dans une minute.
. Je crois que c’est pour la même raison que les plongeurs peuvent descen-dre à de grandes profondeurs dans la cloche du Docteur tìalley ,• car l’airdense s’introduit dans toutes les cavités du corps de l’animal qui en est envi-ronné; &par-là, il devient capable de soutenir toute la pression de l’air ex-térieur, pourvu qu’il ne la reçoive que par degrés.
Comme une seringue ne pousse pas l’air plus vîte que ne fait la respirationd’un animal , on ne peut pas juger de ce qui artiveroit si un animal recevoirune grande pression touce à la fois. Hen faudroit faire une-Expérience parti-culière, que je n’ai pas encore faite, mais que je ferai en son tems. On peutl’exécurer en cette maniéré. Ayez une grande machine de condensation quisoit très-forte & capable de soutenir neuf ou dix atmosphères ( par exemple*le digestif de Papr-/. ) Injectez-y autant d’air qu’elle pourra en soutenir, &qu’elle ait un robinet avee un tuyau : fermez ensuite un petit animal, commeun rat ou une souris, dans un fort petit vaisseau, mais qui foie précisément,capable de le contenir. Joignez à son couvercle par une vis un tuyau qui puissecommuniquer avec la grande machine de condensation lorsqu’elle est pleined’air condensé; ensuite donnant subitement la communication entre les deuxvaisseaux, par l’ouverture du robinet, on verra Leste t de la pression de l’airdense íur l’animal. Mais on peut le conjecturer par ce qui a été dit du plongeurde M. Triewald.
Les animaux meurent dans l’air corrompu, comme nous l’avons déja insi-nué; & cela arrive lorsque les poumons ne peuvent pas prendre leídimensionsrequises pour la respiration ; ce qui vient ou de la diminution de la quantitéde l’air dans lequel l’animal est confiné, lorsqu’il est trop absorbé par les éma-nations qui sont mêlées avec lui, qui détruisent son ressort & produisent des .molécules qui se précipitent avec lui , ou auíïì de ce qu’il est trop grossier
pour entrer dans les vésicules des poumons, fur tout lorsque ces émanationsfont mêlées avec des esprits acides qui resserrent les poumons» Car quoiqueni faction du chaud ou du froid, ni l’uíage des seringues & des Pompes ou.d’aucun autre instrument , ne puisse par aucune force ou dans aucun tems,détruire le ressort de ce que nous appelions 1 air permanent ; cependant le-ressort n’est pas une propriété immuable ou inséparable de l’air : car il avoit:force d’attraction beaucoup plus grande que la force répulsive, lorsqu’il estdans son état de ressort, & qu’il sc trouve dans plusieurs fortes d émanationslesquelles peuvent se réduire a un état fixe, & cette force est d’aurant plusgrande que ces émanations font plus fines. En effet le même corps, selon quefes émanations ou petites particules font plus grossières ou plus fixes, ne pour-|a jamais absorber 1 air ( c eíl-à-dire * vaincre son ressort ) ou il 1 absorbera soi-