EXPERIMENTALE < 469
le feu de charbon ) je fais toujours mes tubes de maniéré à in- Notfs far la
troduire l’air d’une platine de fer ( que j’ai trouvé par Expérien- Xle. Leçon.
ce n’être nullement nuisible ) 6 c qui a cinq ou six pouces de dia-
métré : de forte que cet air n’est pas plus échauffé qu’il l’auroit
été par un soleil d’été. Cet air entroit d’abord sans ouvrir les
portes, Sc tout l’air de la chambre se renouvelloit souvent dans
un quart d heure, fans avoir l’inconvénient des poêles d'^//§-
magne qui font nuisibles à la santé 8c qui échauffent le même air
jusqu’a suffoquer ceux qui n’y sont pas accoutumés.
Le Duc de Chandos a deux de ces machines dans fa Bibliothè-que depuis environ z j ou z 6 ans, Sc il n’en a jamais reçu-lamoindre incommodité. II y a auísi plus de vingt ou trente per-sonnes qui en font usage depuis que j’ai commencé à publiercette invention.
Mais comme j’ai pris beaucoup de peine, 8c que j’ai fait quel-ques frais pour rendre utile cette méthode de ménager l’air, jene sçauroi'S m’empêcher de me plaindre de la conduite de ceuxqui ont tâché de me frustrer de mon attente.
Un homme venu de France , sans avoir aucune connoissancèdes inventions de M. Gauger , mais prétendant être l’Auteur deson Livre (parce qu’il est tans nom d’Auteur ) acheta ma traduc-tion du Livre de Gauger , & la porta à un fameux Chaudronnier,pour lui apprendre à faire une de ces machines pour le feu Ducde Kent , a qui il en avoir promis une. Il s’adressa ensuite à moipour etre mieux au fait de cette matière, Sc il me montra le Li-vre François qu’il disoit avoir composé : mais comme je Tappel-lois.M. Gauger ( n’ayant jamais vu cet Auteur), il me dit qu’ilavoit seulement écrit ce Livre conjointement avec M. Gatíger& jemapperçus bientôt qu’il ne pouvoir pas lire trois nages deluite de ce Livre. Malgré cela, il eut l’impudence de s’adresserau omte de Bothmar Sc a M. Robethon , pour les prier de le pré-enterau eu Roi comme un homme d’esprit qui étoit pauvre,qui avoit fait une belle découverte, laquelle mérítoit un pri-vlege qu û n étoît p as en état de payèr.
Sa Majesté Sc ces Meilleurs étoient disposés á payer le priví-lege pour cet homme ; mais lorsque j’en fus informé, je trouvaiqu u etoit fâcheux que je fustè exclus par ce moyen d’une inven-tion, que M. Gauger avoit donné au public en François , êc queJ avois rendu publique en Angleterre avec des amelioremens ;
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