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PALAIS, CHATEAUX, HOTELS ET MAISONS
d’échantillon et faire montre de F imagination infatigable de l'architecte. La ligure sur
bois S représente encore une de ces nombreuses ouvertures, tandis que la planche 21contient le couronnement même de ces pavillons d’angle, qui ne sont absolumentd’aucune utilité, bien qu’au premier abord on pourrait supposer qu’ils contiennent ouont contenu un escalier. Il n’en est rien, cependant, et nous devons même dire que l’on
n’y pénètre pas à tous les étages ; on peut donc supposer qu’ils ont été construits uni-
quement pour animer et décorer un peu la
Fig. 6.
façade postérieure assez singulièrement com-prise, du reste (voy. pL 18). On se demandevolontiers, par exemple, pourquoi le milieude cette façade, ses deux extrémités et leslucarnes des combles (voy. fig. 6) sont seulsà recevoir quelque ornementation, tandisque les fenêtres intermédiaires sont d’unesimplicité telle, qu’elles en choquent legoût. Il était bien facile, cependant, de faireà ces pauvres fenêtres l’aumône de quelquedécoration, qui les eût mises d’accord avecleurs riches voisines et fait en outre decette façade postérieure une chose vraimentoriginale et pleine de caractère. On ne l’apoint fait, cependant, et nous ignorons pour
quel motif. Nous avions même cru, avant d’examiner sérieusement ces ouvertures
sacrifiées, qu’elles avaient été, pour un motif quelconque, refaites après coup ; mais iln’en est rien : elles sont bien contemporaines de la construction primitive, et ont dû, detout temps comme aujourd’hui, déparer ce côté intéressant de l’hôtel.
Notre coupe générale, planche 16, faite selon AB du plan, donne, bien mieux que leplan et les autres façades, une idée exacte de l’importance de l’hôtel de Vogué. Cettecoupe laisse voir en entier l’élévation du corps de logis destiné à contenir, au premierétage, la belle et célèbre bibliothèque dont nous parle M. de Vogué. C’est, du reste, uneconstruction des plus simples et sans aucune importance artistique. Les seules petiteslucarnes en œil-de-bœuf des combles attirent un peu l’attention, et ne sont pas sansmérite.
Nous sommes maintenant en présence du petit puits de l’hôtel, ce charmant édiculeque nous avons gravé en perspective, planche 23. Des détails ajoutés ici (fig. 7 et 8)complètent encore cet ensemble, et aideraient au besoin à sa reproduction, si la fantaisiepouvait jamais en venir à quelque propriétaire homme de goût. L’un de ces détailsindique le plan du puits, avec le cercle de fer qui vient s’appliquer à l’angle extérieur dela margelle et maintenir ainsi les trois tiges recevant les consoles du couronnement ;l’autre représente un des clous garnis de tôle découpée, posés de distance en distancesur l’armature triangulaire placée à la naissance même des consoles. On ne saurait,croyons-nous, accorder trop d’éloges à ce gracieux et modeste édicule, où le fer est si