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Tome premier.
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DU QUINZIEME AU DIX-HUITIÈME SIÈCLE.

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et arrondies ; ensuite le recul nécessaire à nos diverses opérations était vraiment insuffi-sant : c’est à peine s’il nous était possible de circuler dans ce noir défilé. Mais les diffi-cultés peuvent parfois rendre industrieux, et c’était le cas de le devenir. En dressant unepetite échelle debout entre les deux murs, il nous fut possible de dessiner et mesurer(non sans peine, il est vrai) ce curieux mais presque inabordable pavillon. Si notre dessinavait le malheur de laisser quelque chose à désirer, nous aurions à produire pour excuseles difficultés éprouvées dans son relevé.

La description de l’habitation d’Arcueil sera bientôt faite, car nos quatre planches

montrent positivement tout ce qu’elle possède de remarquable.Les façades sur la cour sont à peu près insignifiantes, en grandepartie d’une autre époque, et l’intérieur se trouve, en outre,d’une simplicité extrême, toutes choses faites, on le voit, poursimplifier notre travail descriptif. Il faut dire cependant quel’intérieur est voûté aux deux étages, et que les retombées desvoûtes, composées de petits culots sculptés, sont à la foissimples et gracieuses. On remarque aussi, aux angles d’uneporte, deux petits pilastres d’ordre ionique, dont le chapi-teau (pl. 2) laisse voir dans l’enveloppe compliquée de ses ovesun gland microscopique, fruit dont la présence ne peut être quele résultat d’une fantaisie du sculpteur.

L’entrée de l’habitation (pl. 1) est percée d’une immenseouverture cintrée, qui, occupant la largeur presque entière dela façade, laisse seulement, de chaque côté, la place néces-saire à deux pilastres d’ordre toscan ornés de bossages piqués. L’archivolte du cintreest ornée d’un entrelacs simple et de bon goût, tandis que les pilastres supportentdeux étranges cariatides, sur lesquelles pose à son tour l’architrave. Les pilastres dupremier étage appartiennent à l’ordre ionique, mais ils sont veufs de bossages et dé-piquages. Une seule ouverture cintrée, une fenêtre finementencadrée, est ouverte dans l’axe de la façade ; deux petitesniches, surmontées de plaques ornées, sont évidées de chaquecôté de la fenêtre. Tout cela est correct et étudié, à la fois pleinde fermeté et de finesse. Les profils ci-joints des deux archi-traves (fig. 2 et 3) pourront en donner une idée. La planche 2montre les deux cariatides à une plus grande échelle que l’en-semble général. Ces deux ligures, en effet, étaient assez belleset remarquables pour être montrées à part, au seizième d’exé-cution. L’une de ces cariatides est un homme dans la forcede l’âge, et Lautre une femme au double, visage, le corps et les bras nus. L’un de cesvisages est jeune et beau, l’autre est vieux et ridé. Le premier doit personnifier la santé,la jeunesse, la satisfaction; le second doit montrer (cruel enseignement!) que quelquesaimées peuvent suffire à faire d’un visage jeune et agréable une chose laide et repous-