Band 
Tome troisième.
Seite
20
JPEG-Download
 

20 PALAIS, CHATEAUX, HOTELS ET MAISONS.

toire. Ces trois maisons sont celles dites de du Cerceau, rue des Hôtelleries, 60 ; uneautre au n° 17 de la même rue, et enfin la maison située place du Châtelet, n° 3, pres-que en face de la maison du gentilhomme calviniste. Ces maisons, surtout les deux der-nières, sont assez simples en elles-mêmes et seront bientôtdécrites, car tout s’y comprend à première vue et se trouveindiqué par les gravures. Commençons par la maison dela place du Châtelet, remarquable presque uniquementà cause de la décoration originale et très-réussie des bou-tiques.

Deux larges ouvertures cintrées sont percées au rez-de-chaussée, construit presque entièrement en pierre de taille.Ce rez-de-chaussée est des plus simples, et ne prend de valeurque par le système de clôture des ouvertures. Nous rencon-trons ici trois matières : le bois, la brique et le fer. Le fer etla brique jouent un rôle insignifiant : la brique sert de rem-plissage à l’appui qui existe de chaque côté de la porte, etle fer est employé à l’état de grilles et de consoles soutenantla traverse horizontale du sommet. A cette traverse engoulée succède une arcature quiépouse la forme du cintre. C’est tout. Rien de plus simple que cette décoration de bou-tique, mais aussi rien de mieux étudié, rien de plus convenable (voy. planche I, l’en-semble de la maison, et planche II, le détail de la partie supérieure des boutiques).

Que dire maintenant du reste de la maison, puisque nous avons fait l’aveu que sonrez-de-chaussée seul nous avait paru intéressant ? — Les deux étages 1 sont en briqueet pierre, et les fenêtres ont conservé leur meneau de pierre ; elles sont très-simples.Les petites fenêtres destinées à éclairer l’escalier et son couloir ont seules reçu quel-ques accessoires décoratifs. L’intérieur est aussi sans aucun intérêt ; on doit enexcepter cependant une porte de bois existant encore au premier étage, et que nousavons gravée planche III. Cette porte où la ligne droite, où les formes rectangulairesdominent, n’est pas dénuée de tout mérite. Nc^fcn montrons ffig. 11) la corniche audixième de l’exécution.

Fig. 11.

XI.

Passons maintenant rue des Hôtelleries, cette rue montueuse et pittoresque où nousallons trouver les deux autres maisons qui nous restent à décrire.

La façade du n° 17 nous a séduit par sa simplicité de bon goût et par un heureux mé-lange de la brique et de la pierre. Elle n’appartient plus au xvi e siècle, mais au xvii e , etdoit avoir été édifiée sous Henri IV, ou bien au commencement du règne de Louis XIII .Notre planche XV montre la façade principale sur la rue. Les fenêtres à meneaux de cettefaçade sont seules à signaler, à cause de leur beau caractère, de leurs lignes bien accu-sées. La planche XVI montre une des fenêtres isolées éclairant le couloir, et qui, on peut