84 PALAIS, CHATEAUX, HOTELS ET MAISONS.
merlette ou une fleur à cinq pétales (voy. fig. 7). Tout autour des trumeaux et des nichesrègne un boudin orné de feuillages peints. La plinthe qui sert de base à la décorationque nous venons de décrire se divise en panneaux contenant des arabesques peintes etrehaussées d’or sur fond gris. Ces motifs sont variés ou plutôt alternés, mais exécutés
avec un “ oin prodigieux. Sur l’un d’eux, nousretrouvons la licorne, si fréquemment répétée danstoute la décoration de l’hôtel ; ici elle est entouréeet caressée par des enfants ailés (voy. planche IX).
L’ensemble de toutes ces dispositions est d’un tontrès-harmonieux, quoique riche et coloré, car tousles motifs rehaussés d’or, sont calmés par les cou-leurs éclatantes du plafond et la vigueur des paysagesqui les entourent (voy. planches VII et YIII, et dansle texte des figures 8, 9 et 10, représentant unornement courant, un des petits panneaux verticauxde la plinthe, et un motif peint dans l’embrasure des fenêtres et des niches).
Nous ne devons pas omettre de mentionner aussi les volets des fenêtres, divisés en
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trois parties dans la hauteur, et dont chaque panneau contient unearabesque peinte rehaussée d’or sur fond gris (voy. planche X).
C’est à l’extrémité de la galerie que se trouve le charmant balconde fer forgé et de tôle découpée et repoussée, dont nous donnons,planche XVI, quelques travées. L’appui que nous avons figuré aubas de la planche est celui de toutes les fenêtres du premier étage.
De ces fenêtres, mais surtout de celles du second étage de lagalerie, on peut jouir d’une vue merveilleuse et unique peut-êtreà Paris. Elle embrasse une immense étendue de la Seine , si animéeet si pittoresque à cet endroit de son cours.
Il faut clore cette description abrégée de la galerie en s’occupantenfin du plafond de Le Brun. Le peintre de Louis XIV a choisipour sujet l’apothéose d’IIercule et son mariage avec lié hé. Dansle fond de la galerie, du côté de l’eau où la voûte est en cul-de-four, Hercule monte auciel dans un char attelé de quatre chevaux écumant d’ardeur. Minerve, c’est-à-dire laSagesse, en tient les rênes, pour indiquer que c’est elle qui conduit le héros, et que sansson secours nul ne peut atteindre à l’immortalité. La Renommée devance le char, et laGloire, assise sur un nuage, paraît prête à couronner le nouveau dieu.
Fig. 7,