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Tome troisième.
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58 PALAIS, CHATEAUX, HOTELS ET MAISONS.

Bullion, surintendant des finances, garde des sceaux, président du parlement de Paris,employé par Henri IV et Louis XIII en diverses négociations, etc., etc., comme il esténoncé au bas d’un portrait en pied k de ce personnage placé dans une des salles de lavieille demeure.

II.

La situation géographique du château de Wicleville est la suivante, empruntée à unAnnuaire du département de Seine-et-Oise : arrondissement de Versailles, canton dePoissy , commune de Crespières. — Il est voisin du hameau de Davron, dont il est séparépar une partie de son parc, et se trouve à distance égale de Crespières et de Grignon. Onpeut maintenant y accéder par le chemin de fer de Dreux , en descendant à la station deGrignon.

Le pays où s’élève le château est, comme l’ensemble entier du département de Seine-et-Oise , mêlé de champs fertiles et de bois nombreux répartis sur un sol peu accidenté.C’était donc un choix heureux que celui de ce terrain pour y construire une maison deplaisance. On y jouissait de tous les agréments procurés par la verdure, la vue etl’espace ; et dans les bois comme dans les plaines, à présent encore très-giboyeuses, lepropriétaire pouvait se donner le plaisir de la chasse ; de plus, en une heure ou deux il setransportait à Saint-Germain où [résidait souvent le roi Louis XIII , et plus tard, dans unespace de temps aussi court, il se rendait à Versailles où Louis XIV établit sa royauté.

La demeure des Bullion a tous les caractères de l’architecture sévère, élégante etnoble, introduite sous Henri IV et mise en faveur sous le fils de ce roi. Avant elle aucunmonument, forteresse ou palais, n’occupait le terrain ou elle a été construite. On peutdire que ce château a été établi au milieu d’un bois où le propriétaire fit des abatis pourdébarrasser remplacement nécessaire aux bâtiments, aux cours, aux dépendances, aupotager : le restant du bois est demeuré ce qu’il était, après avoir reçu le nom de parc,dénomination plus seigneuriale.

Quant à l’histoire du château, elle est des plus simples. Avec son fondateur elle com-mence ; avec lui elle finit. De même que ce petit édifice est perdu dans un endroit écarté,solitaire, loin des grands centres de population, de même ce qu’on pourrait nommer sessouvenirs, — souvenirs aussi peu étendus que ses constructions, — se trouve perdu dans lesendroits les plus reculés des chroniques locales, c’est-à-dire dans les papiers de famille oudans les dossiers des notaires. Des changements de propriétaires et des noms d’intendants,voilà sans doute ce que ces documents nous apprendraient, si la discrétion des dépositairespermettait de les consulter. Point de faits intéressants, point de ces détails qui peignentun homme et une époque et qui sont le régal des érudits. Il est bien à croire qu’il en vaainsi : nos recherches les plus minutieuses dans les travaux composés sur le département,et dans les statistiques administratives et privées, n’ont pu aboutir, non pas même àdécouvrir des faits, mais à découvrir le nom du château. Ces savants recueils qui tien-nent à honneur de ne rien omettre, en auraient fait mention, si par un point plus impor-tant que le nom de son fondateur, il avait tenu de près ou de loin, soit à l’histoire géné-