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Tome quatrième.
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1>U XV e AU XVIII e SIÈCLE.

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tares du meilleur goût, en un mot d'un des chefs-d’œuvre d’architecture légué par lesbelles années de la renaissance. Si la voix populaire lui a imposé un nom sans noblesse,c’est cpie l’imagination populaire ne comprend guère ce qui est noble, et que les motsexpressifs vont beaucoup mieux à ses tendances. En examinant l’hôtel, elle a remarquéun détail qui immédiatement s’est gravé en sa mémoire et s’est fixé dans son langage.Elle a vu sur la façade principale une statue équestre aux dimensions considérables, etaussitôt oubliant le cavalier pour la monture, elle s’est attachée à celle-ci, et elle en afait une enseigne. Voilà bien le temps d’autrefois pris sur le fait ; un détail net et précisservant à nommer une maison. De là ce mot de grand cheval qui a pu étonner.

Si nous ouvrons la Bible au chapitre xix de l’Apocalypse, nous lisons ceci aux versetsonzième et suivants : « Je vis ensuite le ciel ouvert, et il parut un cheval blanc, et celui» qui était dessus s’appelait le Fidèle et le Véritable qui juge et qui combat justement.

» Ses yeux étaient comme une flamme de feu, il avait sur la tête plusieurs diadèmes, et» il portait écrit un nom que nul autre que lui ne connaît. Il était vêtu d’une robe teinte» de sang, et le nom qu’on lui donne, c’est le Verbe de Dieu . Les armées célestes le sui-» vaient sur des chevaux blancs, vêtus de fin lin blanc et pur. Et il sortait de sa bouche» une épée tranchante des deux côtés pour en frapper les nations ; et il porte écrit sur son» vêtement et sur sa cuisse : le Roi des rois, le Seigneur des seigneurs. »

Suivant Iluet, évêque d’Avranches , la statue équestre de notre hôtel représentait cecavalier formidable décrit si largement dans les beaux versets de l’Apocalypse, et nouslisons dans une lettre inédite du pè,re de la Ducquerie au savant évêque : « La figuredu grand cheval qui est au frontispice de la maison de M, L. Valois d’Écoville n’est pas.comme l’a cru M. de la Roque et après lui plusieurs autres, un Hercule ; c’est une visionde l’Apocalypse, chapitre xix, verset 16. Gela est constaté par l’inscription qui est surla cuisse de ce cavalier et par les autres inscriptions, et surtout par le bas-relief qui estau-dessous. Sur la cuisse de ce cavalier sont écrits ces mots de l’Apocalypse : Rex regum ,et Dominas dominantium (le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs). »

En autre correspondant de Huet, le médecin Dubourg, écrivait de son côté : « Pourrépondre à votre lettre, je commence par vous dire qu’il y a deux représentations enbas-relief, l une en haut, où est représenté ce grand cheval en l’air, ayant des nuéessous ses pieds de devant. L’homme qui est dessus avait une épée devant lui, mais ellen’y est plus. Il tient en sa main une longue verge de fer, et derrière lui il y avait en Pairdes cavaliers qui le suivent, et devant lui et au-dessus un ange dans le soleil. Au-dessousdu rond de la porte, il y a encore une représentation d’un homme à cheval, en petit surun tas cle corps morts et de chevaux que les oiseaux mangent. Il est tourné du côté del’orient, à l’opposite de l’autre, et au-devant de lui le faux prophète y est représenté etle dragon à plusieurs têtes, et des cavaliers contre lesquels le cavalier semble aller. Iltourne la tête en derrière, comme pour voir la représentation du faux prophète et dudragon qui entre dans un vieux château d’où il sort des flammes dans lesquelles ce fauxprophète est déjà à moitié corps. Il y a de l'écriture sur la cuisse du grand cavalier et àplusieurs endroits, comme le Roi des rois , le Seigneur des seigneurs , et autres tirées du