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Tome quatrième.
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Dr XV e AU XVIII e SIÈCLE

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priétés, grâce au titre du Code intitulé « des Successions ». Les héritiers les partagent etles morcellent. On sait aussi ce qu’elles deviennent aux mains d’un riche malaisé qui abesoin d’en tirer parti. Au lieu de dépenser pour les embellir ou seulement pour lesentretenir dans leur splendeur accoutumée, le propriétaire nécessiteux bat monnaieavec l’espace qu’elles occupent. Le château de Joigny finira, nous le craignons, partomber à son tour comme ont tombé tant d’autres châteaux historiques non acquis parles municipalités et modifiés de main en main par de nouveaux acquéreurs. Le pavillonet le corps de logis élevés par les Laval et Les Gondi auraient permis aisément de réunir,de concentrer dans un seul local les services administratifs d’une commune peu consi-dérable. À présent il est exploité en locations. Le corps de logis central sert depresbytère, et dans le pavillon d’angle des religieuses ont installé un asile pour lesenfants.

III.

Nous venons de dire à plusieurs reprises que le château de Joigny n’avait jamais étéachevé. On peut voir en effet, en consultant le plan (fig. 1), que le corps de logis cen-

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Fig. 1.

tral et un des pavillons seuls existent. L’édifice s’élève sur un terrain fort incliné, de sorte(pie le sol, du coté de l’église Saint-Jean, atteint à la hauteur du premier étage, et memeen regard du pavillon d’exhaussement, comprend deux étages, peu élevés il est vrai(voyez le fragment de coupe sur le pavillon, fig. 2).

En À du plan sont les façades du côté de l’église, et en B les façades sur l’Yonne ; en1) se voit le corps de logis central, et en C, rimmense pavillon, plus considérable à luiseul que tout le reste de l’édifice. On remarquera combien les murs de tout le châteausont épais, mais ce fait s’explique par le sol élevé qu’ils ont à supporter. Le rez-de-chaussée et l’étage inférieur du pavillon sont voûtés et les voûtes soutenues par de massifspiliers. À gauche, se voit un long corridor voûté en berceau et prenant toute la largeurdu pavillon. Ni dans cette partie de l’édifice, ni dans le corps de logis central, on nerencontre quoi que ce soit à signaler : toute décoration intérieure a disparu.

IV.

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