DU XV e AU XVIII e SIÈCLE.
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renient supprimé ; son entrée se trouvait placée à côté de la façade du Palais. On l’a faitdisparaître en 1821, et l’on a élevé, à l’alignement de la façade de droite, une construc-tion nouvelle. Pour obtenir ce résultat, on a détruit deux choses bien remarquables, uneporte enrichie de sculptures exécutées sur les dessins de Dubois, sculpteur du xvn e siècle,né à Dijon , et le plafond d’une des salles, regardé comme un des meilleurs ouvrages de cecélèbre artiste.
Ajoutons que l’on trouve encore à côté du Palais, en tournant dans la rue du Trésor,un édifice occupé par le tribunal de première instance. Il était destiné autrefois à lajuridiction des trésoriers de France . Par des communications intérieures, il donne dansla salle des pas perdus, et il fait, pour ainsi dire, corps avec les bâtiments de la courroyale.
II.
Nous avons dit plus haut que de tout l’extérieur du Palais le portique principal offraitseul maintenant quelque intérêt, et encore cette façade est-elle loin de produire l’effetde son état primitif. Elle a subi de nombreux remaniements et des additions malheu-reuses ; elle est privée aussi de maints détails ayant trait à sa décoration. Enfin,elle est à ce point défigurée, que nous avons renoncé à la graver. Ne pouvant pasêtre présentée telle qu’elle est aujourd’hui, le travail de restitution en devenaitréellement important et difficile, et le lecteur eût pu nous blâmer d’avoir tentécette restitution en désaccord avec nos principes de publiciste. Donc, de toute cettefaçade, terminée par un vaste pignon, nous ne montrons que le porche qui se trouve,lui, assez complet, malgré les détails absents, pour être publié. Il manque bien, à cetédicule, nous l’avons déjà dit, les deux lions de marbre placés en avant des degrés,et la statue de Henri II , qui terminait la coupole ; mais, malgré cette absence regret-table, il n’y avait pas à hésiter, et notre planche première représente ce porche d’unestructure toute particulière et empreint dans toute sa décoration d’un très-grandcaractère.
Le rez-de-chaussée de la façade principale est composé du porche, qui en occupe une
partie considérable, et d’une série de niches disposées à droite et à gauche. Ces niches sont
veuves aujourd’hui des statues qu’elles contenaient. Toute cette partie de la façade,
malgré ses remaniements, a encore très-bon air ; le contemplateur ajoute facilement du
regard les statues absentes et restitue sans difficulté les ornements mutilés. II n’en
est plus de même, par exemple, lorsqu’il s’agit de remplacer à prime vue les deux
fenêtres ogivales, d’une banalité sans exemple, qui sont à droite et à gauche du porche,
et celle non moins disgracieuse qui a pris place dans Taxe de la façade, entre d’autres
fenêtres mieux agencées et décorées. Il va sans dire que ces trois fenêtres, hors d’échelle
avec les autres parties de l’édifice, sont d’addition moderne. En effet, ce n’est pas à la
fin du xvT siècle qu’on se serait permis un tel anachronisme. Un retour des idées
actuelles vers celles du moyen âge, retour assez souvent malheureux à ses débuts, a
pu seul motiver la forme de ces regrettables ouvertures. Aussi faut-il faire des vœux
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IV.