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PALAIS, CHATEAUX, HOTELS ET MAISONS
pour qu’elles disparaissent promptement et pour que la façade entière soit restituée dansle style du xvi e siècle.
Revenons au porche proprement dit. Il est en lui-même assez simplement conçu(voy. l’élévation planche I re et la coupe, planche II), mais il abrite la porte principale,qui montre en revanche une décoration prodigieusement riche. Il semblerait que cetédicule se trouve placé là presque uniquement pour préserver, pour abriter l’entréeprincipale où les sculptures ont été prodiguées, soit sur le bois, soit sur la pierre. Onpeut se rendre compte de cette impression en examinant le plan du porche présentéplanche III. Cependant, dans cette simplicité relative du porche, il faut remarquer l’em-ploi de colonnes de marbre rose d’un excellent effet, et celui de plaques de marbrenoir ou rose, disposées, soit sur les piédestaux, soit sur la frise de la corniche. Deuxchoses sont à signaler encore : ce sont les incrustations heureusement combinées de lacoupole, incrustations qui offrent un dessin peu commun, et les caissons sculptés sous ladouelle à demi cintrée des trois ouvertures (voy. fig. 1).
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Fig. 1.
Nous voici devant la riche porte du Palais : grâce au porche qui l’abrite et la préserve,elle est demeurée intacte. Cette porte importante, malgré ses dimensions assez mo-destes et quelques parties assez mal agencées dans la décoration, peut passer pour unechose très-réussie et comme un type de l'architecture bourguignonne, si brillante et siféconde à la fin du xvi e siècle. La porte proprement dite, l’ouverture, est cintrée ; elleest flanquée de deux colonnes de marbre semblables à celles du porche, mais d’ordredifférent, qui supportent un entablement et un fronton interrompu. Au milieu du videproduit sur le mur par cette interruption, on voit, au centre d’un cartouche, les troisfleurs de lis de France entourées du collier de l’ordre de Saint-Michel . Ce motif estdisposé dans un cadre ovale au sommet duquel existe un lion au repos porté par unetablette : un arc surbaissé couronne le tout, tandis qu’à droite et à gauche sont sculptésdes vases entourés de cornes d’abondance. Mais ce lion, juché au sommet du portique etdont l’attitude calme et grave symbolise bien la Force et la Justice, produit un effet sai-sissant. En franchissant le seuil de la porte, on est envahi par cette idée que l’on vapénétrer dans un sanctuaire où les magistrats ont la puissance et la volonté ferme defrapper tout individu coupable (voy. planche IV).
La planche V de la monographie nous fait voir la boiserie ou clôture de cette majes-tueuse entrée. Nous venons de voir combien la sculpture avait trouvé une large placedans cette dernière ; nous devons ajouter qu’ici non plus elle n’a pas été épargnée. La