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Tome quatrième.
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VII
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INTRODUCTION. vij

d’abord de vue le corps du batiment, puis ses basses voiles,puis le haut de ses mâts, et enfin il disparaît entièrement.C’est l’effet de la convexité de la terre qui s’interpose entrele vaisseau et vous. En même temps les gens du bord voientun spectacle semblable : pour eux, c’est le rivage qui, dansle lointain, s’abaisse, disparaît; puis ce sont les maisons, puisles tours, puis les montagnes, jusqu’à ce qu’enfin ils se voiententourés de tous cotés par l’horizon de la .mer. Cet abaisse-ment progressif qu’ils observent en s’éloignant du rivage,nous l’observons également dans les signaux célestes, lorsquenous voyageons sur la terre du nord au sud ou du sud aunord : le pôle avec les étoiles qui l’environnent s’abaisse surl’horizon, à mesure que nous allons vers le sud; il s’élève,au contraire, si nous revenons. Toutes les étoiles participentà ces changemens d’élévation dont notre déplacement seulest cause. En mesurant avec soin leur hauteur au-dessus dol’horizon de chaque lieu, nous pouvons connaître l’arc célestequi correspond à l’arc terrestre que nous avons parcouru ; enmesurant aussi la longueur itinéraire de cet arc, nous pouvonscomparer ces deux valeurs, et conclure de leur comparaisonla grandeur du contour entier de la terre.

La hauteur des astres sur l’horizon se mesure avec desinstrumens d’une précision extrême, au moyen desquelson peut évaluer les plus petites fractions. On répète cesobservations jusqu’à plusieurs milliers de fois dans chacundes points extrêmes de l’arc que l’on mesure, et l’onprend le milieu entre tous les résultats, afin que les petiteserreurs des observations partielles se détruisent par leurcompensation. Quant à la longueur itinéraire de l’arc, on lamesure comme on arpente un champ, comme on lève un