ÎK INTRODUCTION,
au-dessus de cet horizon à d’inégales hauteurs. Après les avoirlong-temps examinées, nous choisîmes la plus haute, la plusau nord, celle dont le sommet nous paraissait le plus décou-vert, celle, en un mot, dont l’aspect et la forme ressemblaientdavantage à ce que j’avais remarqué dans la montagne deCampvcy. Certains que c’était là le lieu précis où étaientplacés nos feux, nous fixâmes la lunette dans cette position,et nous attendions avec une vive impatience que la nuit,devenue tout-à-fait sombre, nous permît de les distinguer.Cette fois notre espérance fut satisfaite : nous aperçûmesdans le champ de la lunette un point lumineux, très petit,presque imperceptible, semblable à une étoile de cinquièmeou sixième grandeur, mais qui se distinguait d’une étoilepar son immobilité. C’était donc à cela que se réduisait lavive et brillante lumière de nos lampes : pouvions-nous êtresurpris de ne l’avoir pas distinguée dans nos lunettes, en lespromenant au hasard sur le ciel pendant la nuit? et au con-traire n’eût-il pas été surprenant que nous eussions pu laremarquer ? Ce n’était donc pas une impossibilité physiquequi avait arrêté nos observations; c’était une difficulté désor-mais connue et facile à surmonter, en traçant sur notre cercledes indices qui pussent nous faire retrouver justement cettedirection au milieu de l’obscurité la plus profonde. C’estce que nous fîmes en dirigeant la seconde lunette de notrecercle sur un autre signal de feu placé seulement à dix lieuesde distance, et qui était visible presque toutes les nuits àcause de sa proximité. En lisant sur le cercle l’angle comprisentre les deux lunettes, cet angle, une fois connu, permettaitde diriger exactement l’une d’elles sur le signal d’Yvice dèsque l’autre l’était sur le signal voisin. Je ne saurais exprimer