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Tome quatrième.
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XIX
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INTRODUCTION. xix

et dont la colline, théâtre et témoin muet des révolutions desâges, porte à sa hase des restes de monumens romains, sursa pente des ruines de fortifications arabes, et sur sa cimedes ermitages chrétiens. Plus loin encore, on découvraitles tours de la brillante ville de Valence, heureux séjour dupeuple le plus insouciant et le plus frivole. Mais ces beautés,que notre imagination nous retrace aujourd’hui avec tant decharmes, n’avaient alors pour nous aucun attrait. Toutremplis de la seule idée qui nous occupait, nous ne songions,nous ne pouvions songer qu’à nos travaux, et aux invinciblesobstacles qui, nous arrêtant au commencement de notreentreprise, nous ôtaient les moyens et jusqu’à l’espoir de laterminer. Tantôt nous pensions que les miroirs avaient étémal dirigés, ou que quelque coup de vent avait emporté lacabane et l’avait jetée dans la mer ; car nous avions déjàperdu plusieurs tentes par de semblables accidens, et nousn’avions pu en préserver notre pauvre cabane qu’en passantpar-dessus des câbles, et la liant au rocher. Quelquefoisl’approche d’une belle nuit nous remplissait d’espoir ; maiscet espoir était toujours trompé.

Enfin, après deux mois de séjour et de tentatives, nousimaginâmes un moyen simple et décisif pour lever toutes nosincertitudes, et pour découvrir sûrement nos signaux, sitoutefois il était possible qu’on les aperçut. Nous plaçâmes leplan de notre cercle dans une situation horizontale ; puis , aucoucher du soleil, un soir que le ciel était parfaitement serein,et que le beau temps et l’absence de la lune promettaient unenuit profondément obscure, nous promenâmes lentementl’une de nos lunettes le long de l’horizon de la mer, jusqu’àce qu’elle rencontrât les montagnes d’Yvice qui s’élevaient