i58 PROLONGATION DE LA MÉRIDIENNE.
Lorsque les réverbères du Moneô ont tté dirigés vers le Desierto de LasPalmas , leur centre n’a pas toujours été placé au meme point. Lorsque nousavons commencé à les voir le a8 novembre 1807, il n’y avait encore que cinqréverbères, et le centre de leur support répondait à un piquet placé par M. Chaixqui les avait dirigés vers nous au Desierto. Nous nommerons ce piquet C.Mais, lorsque nous eûmes envoyé trois réverbères de plus, et qu’il fut ques-tion de les allumer tous les huit , ce qui arriva pour la première fois le 7décembre, le charpentier du Mystique qui soignait la station , en plaça cinqsur un autre piquet, que nous désignerons par A, et auquel nous faisons cor-respondre le centre de la station du Mongô : il plaça les trois autres surun autre piquet, que nous désignerons par B. Suivant la déclaration du char-pentier , ce déplacement n’eut lieu que le premier jour où l’on alluma les ré-verbères pour la première fois, circonstance qui, d’après son journal dont 1 ori-ginal est joint aux registres des observations, se rapporte au sept décembre ,comme nous l’avons dit tout-à-l’heure. Si l’on veut, dans le calcul des triangles,avoir égard à ce déplacement quand on emploiera les observations du Desierto,Voici les élémens dont il faudra se servir pour en calculer l’effet, qui au restesera presque invariable.
Distance AC du centre de la station au piquet de M. Chaix. O m .97
Distance AB du centre de la station au piquet des trois réverbères. i m ,86
L'angle DAC formé par AC et le rayon mené au Desierto. i 49L 21
L’angle DAB, formé par AB et le même rayon. 85*,3i.
Après que le changement dont nous venons de rendre compte a été fait, ilest arrivé que quelquefois on a allumé les huit réverbères , et que d’autres foison n’en a allumé que cinq , à cause du vent et du mauvais tems. Dans cedernier cas, les cinq réverbères ont toujours été placés au piquet A. Le nombredes réverbères allumé chaque jour est consigné dans le journal du charpentier ;journal qu’il avait ordre de tenir exactement, et dont il nous envoyait la copiede quatre en quatre jours.
Il est arrivé quelquefois que le mauvais tems a forcé de mettre des châssisvitrés devant les réverbères pour les préserver du vent. Dans ce cas, le journaldu charpentier porte : Se ha encendido los cinco o los ocho reverberos coni'idrieras. Quand on ne trouve point les mots con vidrïeras , c’est une preuveque l’on n’a point mis les châssis de vitre devant les réverbères. Il est aussiarrivé quelquefois que le charpentier n’a pas mis les châssis devant les deuxplateaux des réverbères , mais seulement devant le plateau de cinq, ou devantle plateau de trois , laissant l’autre visible sans aucun obstacle. Cette détermi-nation dépendait de la direction du vent qui était alors telle , qu un seul châssissuffisait pour en arrêter l’effet. Malheureusement ces cas sont simplement in-diqués dans le journal du charpentier, par la même expression con vidneras ,comme le précédent, et sans distinction du plateau devant lequel les châssisétaient placés.