2 -j6 OBSERVATIONS DE LA LATITUDE
= déviation horizontale, pendant cet intervalle de temps, fut constamment de i 6',23soustractives des passages observés du côté du sud.
A partir du 10 janvier 1808 , nous fîmes allumer tous les soirs, à Iviza, prèsde la paroisse de Sainte-Eulalie , un réverbère semblable à ceux qui nous avaientservi dans la triangulation ; ce genre de signal avait le double avantage de nouspermettre de vérifier la position de la lunette à l’instant même où nous observionsles passages, et de nous faire apercevoir des changemens de déviation qui avecune mire de jour auraient été certainement insensibles. Par une moyenne entre unassez bon nombre de déterminations fort peu différentes les unes des autres , ontrouve que la déviation de la lunette qui correspond à cette seconde série d’ob-servations est, en tems , de i 3 " 8 , également soustractives des passages observésau midi.
A compter du 17 février, la déviation, dans le même sens, n'était plus quede 3 "o 5 en tems.
Tels sont les nombres dont on s’est successivement servi pour réduire au méridienles passages observés , et pour calculer , pour chaque jour , l’instant de la culmina-tion de la polaire.
En nous occupant plus loin de l’azimuth , nous donnerons en détail les valeurspartielles qu’on obtient pour la déviation, lorsque l’on combine de diverses manièresles étoiles hautes et basses ; la moyenne de ces résultats différera assez peu desdéviations que nous venons de rapporter, pour qu’on ne doive pas craindre qu’ilpuisse en résulter des corrections de quelqu’importance dans les passages de lapolaire que nous avons adoptés pour calculer les séries de latitude.
En jetant un coup d’oeil sur le Tableau des passages au méridien , on verraque l’horloge retardait tous les jours de i' 3 * environ sur le temps sidéral. Nousaurions bien désiré de raccourcir le pendule, afin d’accélérer sa marche; maislorsque nous essayâmes de faire tourner l’écrou qui supporte la lentille , nouséprouvâmes une résistance considérable produite , sans doute, par la rouille quis’était formée dans les filets delà vis, et de crainte d’accident, nous renonçâmesà faire cette correction. Une raison semblable nous empêcha de placer l’aiguilledes heures sur le tems sidéral : notre situation , à Formentera , nous prescrivaitces précautions ; car il aurait été impossible de trouver, soit dans cette île, soità Iviza, un ouvrier qui pût remplacer une vis, une cheville ou toute autre piècequelconque qui se serait dérangée dans nos instrumens. Aussi sans rien sacrifierde l’exactitude à laquelle il était possible d’atteindre avec les moyens que leBureau des Longitudes avait mis à notre disposition , nous a-t-il paru conve-nable de ne jamais compromettre , pour des circonstances de pure commodité ,le succès de nos travaux. La règle que nous nous sommes faite d’imprimer nosobservations telles qu’on les a consignées dans le registre original, rendait cesremarques nécessaires.
Les observations de la polaire, tant dans son passage supérieur que dansson passage inférieur, ont été faites dans l’intervalle du n décembre 1807 au